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Chanson de Noël

dimanche 24 novembre 2013

Poemes du Bresil

 
 
Avelina Maria Noronha de Almeida (de la ville de Conselheiro Lafaiete, état de Minas Gerais, au Brésil)  m’a fait l’honneur de devenir mon amie grâce à la découverte de nos blogs respectifs.  Femme de lettres, écrivain et poète, elle m’a autorisée à traduire et à publier ses poésies dans mon blog.
Pour décorer mon post, des photos de vues sur la ville de Viana do Castelo
 
J’ai bien aimé “A MORTE DO POETA”  de son blog MINHAS POESIAS: http://avelinaminhaspoesias.blogspot.pt/
Avelina a expliqué:
Poème écrit en écoutant, à la  radio, les nouvelles de la mort de Vinicius Moraes
A MORTE DO POETA / LA MORT DU POÈTE

 
L’oiseau a ressenti une douleur soudaine
et durant son vol il a vacillé.
La joie s’est reccueillie
empressée.
Le verbe “aimer” frissonna
de froid
et le mot “femme”
s’est évannoui.

De la Poesie s’est perdu
le rythme.
Les métaphores palirent
.
Plus mauve est devenue
la violette.
Une note désaccorda
brusquement
dans la symphonie de la vie.

Il y a eu une interruption
de la nature dans son harmonie.

L’horizon affligé demanda:
- Qu’est-il arrivé?

Des ailes se sont déployées légères
dans l’azur attristé
Le poète est mort
!
 
J’espère que ma traduction vous aidera à apprécier ce joli poème!

Súbita dor o pássaro sentiu
e vacilou no voo.
A alegria recolheu-se
apressada.
O verbo “amar” estremeceu
de frio
e a palavra “mulher”
teve um delíquio.

Da Poesia extraviou-se
o ritmo.
As metáforas empalideceram.


Mais roxa se tornou
a violeta.
Uma nota desafinou
bruscamente
na sinfonia da vida.


Houve um hiato
na harmonia da natureza.

O horizonte indagou aflito:
– O que aconteceu?

Asas ruflaram leves
no entristecido azul:
O poeta morreu!
 



Pour ce qui est de la petite histoire du jour, je fais la liaison par une ville du nord du Portugal, Viana do Castelo.



 Statue de Diogo Alves et Catarina au centre-ville de Viana do Castelo
 
Dans mon post publié sur Viana do Castelo, on lisait:
 
Lui c’est Diogo Alvares Correia, elle c’est son épouse Catarina do Brasil, Paraguaçu. Je vais vous dire un peu de ce que j’ai appris sur eux. 
L’histoire raconte que Diogo Alvares Correia, un jeune homme qui habitait à Viana do Castelo, a prit la mer de bonne heure pour les aventures maritimes et commerciales, comme le faisaient beaucoup de ses contemporains.
Vers 1510, le navire où il se trouvait a fait naufrage sur les côtes du Brésil, près de São Salvador de Bahia.
Alors que ses compagnons ont péri, il est dit que ce sont les indiens Tupinambas qui ont découvert Diogo Alvares caché dans une grotte marine. Jeune homme débrouillard, il arrive à impressionner les indiens, et va vivre parmi eux pendant de longues années. Ils lui donnent le nom de Caramuru.
 
 
arrivée de Diogo Alvares à Bahia (peintre anonyme, Monastère de São Bento, Salvador, Bahia, Brésil)
 
Le chef de la tribu lui offre une de ses fille, une jolie indienne de nom Paraguaçu. 
On trouve plus tard un document de son baptême enregistré en France à Saint-Malo. 
Elle devient chrétienne lors de ce voyage avec son mari, et prend le nom de Catarina do Brésil, en hommage à Catherine de Granges, l’épouse de Jacques Cartier qui aurait été la marraine. 
Plusieurs filles et fils de Diogo Alvares Caramuru et de Catarina Paraguaçu, nés au Brésil, ont donné naissance à d’importantes familles indiennes/portugaises tout au début de la création de la colonie.
 
Je vous invite à suivre un peu plus la vie de Diogo Alvares et Catarina Paraguaçu au Brésil.
 
Ayant vécu pendant de nombreuses années parmi les Indiens, Diogo Alvares connaissait les coutumes des natifs et servait de médiateur entre les indiens et les premiers administrateurs et les missionnaires.
 
Le roi du Portugal recommendait ses services et son influence grandissait. En remerciement, il reçut une importante concession de terres. 
 
 
Devenue chrétienne, Catarina avait souvent des rêves où elle voyait des marins naufragés. Parmi eux elle « voyait » une femme qui tenait un enfant dans les bras. Très inquiéte elle envoya son mari au secours des marins et effectivement il trouva plusieurs naufragés, mas aucune femme.
 
 
 
 
 
Sur la légende de ses rêves:
"O sonho de Catarina Paraguaçu" (Manuel Lopes Rodrigues, 1871). Igreja da Graça, Salvador.

Le rêve de Catarina Paraguaçu "Manuel Lopes Rodrigues, 1871, église de Graça, Salvador
Dans ses rêves Catarina avait des visions de cette femme qui lui demanda de construire une maison pour elle dans le village. Peu de temps après, la statutette  d’une Sainte Vierge avec un enfant dans les bras a été effectivement trouvée. Cette image fut placée dans l’autel de l’église da Graça construite par Caramuru et sa femme Catarina. Cette église est un des tout premiers lieux de culte catholiques du Brésil. 
http://www.acnsf.org.br/article/11993/A-primeira-familia-brasileira.HTML
L'église "da Graça" faite construire para Catarina Paraguaçu à Salvador . C'est ici qu'elle a été enterrée.

Viana do Castelo, d'où partit Diogo Alvares

19 commentaires:

  1. Bonjour Angie,
    Ma foi, je pense que tu as bien traduit le poème. Il m'a fait penser à la chanson de Bécaud : "il est mort, le poète". Tu la connais ?
    Dans l'histoire que tu nous contes ensuite, je pense qu'il y a sûrement une part de vérité qui a été embellie par les hommes et la religion.
    Mais nous aimons tous cela.
    Bon début de semaine et amitié.

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    1. Clara j'écoutais avec plaisir cette belle chanson de Bécaud "... tous ses amis pleuraient!"
      je pense que la mort des poètes est une preocupation universelle!
      Et puis pour ce qui est de mon histoire, la jeune indienne et son mari ont dû sans doute faire appel aux mystérieux et aux motivations de "la volonté divine" pour que la construction de l'église soit acceptée, comme c'était souvent le cas, il fallait pas mal d'argent et du travail gratuit pour edifier un monument
      gros bisous pour toi

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    2. Bonjour, Clara!

      Je pensais aussi excellente traduction d'Angela. Je suis très reconnaissant. J'étais à la recherche sur Internet et j'ai trouvé très beau le poème "Il est mort, le poète".
      Avelina

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  2. un beau poème et une belle légende
    bisous

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    1. Je suis très reconnaissant pour le “beau” pour me poème et je suis d'accord sur la belle traduction de Angela.
      Un gros câlin
      Avelina

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    2. Cher Angela
      J'ai été très heureux pour la traduction merveilleux et la gentillesse de la publication. Merc!.Merci! Merci! C'est un honneur d'être dans votre beau blog. J'ai vraiment apprécié que vous vous concentrez choses si joliment ma Brésil.
      Un baiser.
      Avelina

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  3. je reviens voir cet endroit et regarder les statues
    bisous

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  4. Bonjour ma douce,
    Merci pour la traduction, tu es un amour.
    C'est magnifique, comme toujours tu nous offres un très beau billet.
    Bonne journée ma doucette, bisous

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  5. Un magnifique poème qui me fait penser à Gilbert Bécaud et sa chanson. Cette statue est une pure merveille et merci pour toutes tes explications, c'est un grand plaisir de découvrir tes belles balades ma douce amie du bout du monde.
    Etant absente toute la journée, je suis très en retard pour commenter chez toi, mais ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais, alors voilà j'arrive avec un petit rhum arrangé ou sinon un punch maison pour te souhaiter une belle soirée et une douce nuit étoilée et te remercier pour ton gentil commentaire. Hier c'était une journée de pluie et ce jour une journée remplie de soleil et toujours aussi chaud sur mon île, je te souhaite mon Angie une exquise semaine et te fais de gros bisous de la Réunion

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  6. Caramuru a su se tirer d affaire, non seulement il devint l ami des Indiens, mais encore il se vit offrir la fille du grand chef: la Catarina.Une belle histoire De plus, elle était douée de vision qui permirent de sauver bien des marins.J aime beaucoup les peintures naîves comme peuvent en élaborer les peintres d Amérique du sud.
    Amicalement Angie
    Latil

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  7. Bonjour Angie ,

    mon blog est toujours d'actualité seulement je n'ai pas toujours le temps de le mettre à jour . Et puis je finis par avoir tellement de photos que je ne sais plus trop par quel bout commencer ! En faite je ne serais pas en Espagne pour les fêtes , je pars en France le 12 décembre et je reviendrai vers fin janvier . Je vais en profiter pour voir mes enfants et petits enfants car ça fait un moment que je ne les ai pas vu .
    Je te souhaite une bonne journée , gros bisous .
    Lily

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  8. salut
    j'aime bien ce poème sur le poète
    bonne journée

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  9. j'espère que tu as plus de ciel bleu que moi
    l'hiver s'installe avec son manteau de grisaille
    bisous

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  10. Bonjour Angie
    Un beau poème une belle légende rien de tel pour égayer une triste journée de grisaille et de bruine. Bonne fin de semaine à toi.
    Amicalement Dédé.

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  11. c'est un beau poème qui doit être encore plus beau en portugais !! je te souhaite une belle fin de semaine biz

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  12. C'est un merveilleux poème, Angie, et conté en Portuguais il doit prendre toute sa valeur.
    La statue est magnifique, et ton article des plus intéressants.
    A bientôt et gros bisous
    Nicole

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