Blog sur le Portugal

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samedi 27 octobre 2012

Catarina et Caramuru, a Viana do Castelo


 
Je vous invite à une petite promenade dans les rues de Viana do Castelo. Nous sommes toujours dans la province du Minho, mais plus à l’ouest de Braga, car Viana do Castelo est une ville côtière du nord u Portugal.


Presque que des rues typiques, il y a peu d’immeubles récents dans cette ville. 





Alors on prend plaisir à regarder les façades couvertes d’azulejos (faiences qui ornent les façades) et les maisons blasonnées.


Viana do Castelo était prospère en partie grâce à son port et à ses constructions navales. De là partaient beaucoup de marins pêcher la morue en Terre-Neuve. On y trouve beaucoup d’artisanat et de broderies. De ce fait, les costumes traditionnels sont connus comme étant parmi les plus beaux du Portugal.
Photo du mur du musée du costume
Arrivés dans une place du centre-ville, nous voyons un mur couvert de grandes photos. C’est dans cet édifice qui est installé le musée du costume traditionnel (museu do traje), que nous n’avons pas eu le temps de visiter. 
Place du centre-ville de Viana do Castelo


Catarina Paraguaçu et Diogo Caramuru
Dans cette place que nous faisons la connaissance de deux personnages dont les statues occupent une place proéminente devant le musée.

Lui c’est Diogo Alvares Correia, elle c’est son épouse Catarina do Brasil, Paraguaçu. Je vais vous dire un peu de ce que j’ai appris sur eux. 

L’histoire raconte que Diogo Alvares Correia, un jeune homme qui habitait à Viana do Castelo, a prit la mer de bonne heure pour les aventures maritimes et commerciales, comme le faisaient beaucoup de ses contemporains.
Vers 1510, le navire où il se trouvait a fait naufrage sur les côtes du Brésil, près de São Salvador de Bahia.

Une petite église de Viana
Alors que ses compagnons ont péri, il est dit que ce sont les indiens Tupinambas qui ont découvert Diogo Alvares caché dans une grotte marine. Jeune homme débrouillard, il arrive à impressionner les indiens, et va vivre parmi eux pendant de longues années. Ils lui donnent le nom de Caramuru.
Le chef de la tribu lui offre une de ses fille, une jolie indienne de nom Paraguaçu. 
On trouve plus tard un document de son baptême enregistré en France à Saint-Malo. 
Elle devient chrétienne lors de ce voyage avec son mari, et prend le nom de Catarina do Brésil, en hommage à Catherine de Granges, l’épouse de Jacques Cartier qui aurait été la marraine. 

Plusieurs filles et fils de Diogo Alvares Caramuru et de Catarina Paraguaçu, nés au Brésil, ont donné naissance à d’importantes familles indiennes/portugaises tout au début de la création de la colonie.

Le roi du Portugal voyait d’un bon œil le mélange des portugais avec les populations locales de différentes races, car cela faisait augmenter le nombre de portugais et en quelque sorte aidait à garantir un état de paix plus durable. 
 

Jardin de Viana do Castelo, le long du fleuve Lima


vendredi 19 octobre 2012

Les montagnes sacrees du Portugal



 
Un grand nombre de villes au Portugal ont des montagnes sacrées. La recette est comme celle qui suit. Dès que l’on a un saint à qui la consacrer, on choisit une montagne près de la ville. En général cela n’est pas compliqué car le Portugal est un pays montagneux.

De ce fait, on fait construire un temple, une église ou une basilique sur le sommet de cette montagne. Les accès se font par des moyens divers. 
On a bien sûr la route en lacets qui suit les flancs de la montagne, mais il peut y avoir aussi un escalier monumental, des funiculaires, etc.




On y trouve aussi sur ces montagnes des arbres ramenés des autres continents par les portugais.





Des arbres qui sont devenus bien beaux car beaucoup d’entre eux ont eu le temps de grandir pendant plusieurs siècles
 

Lorsqu’on arrive dans une de ces villes du Portugal, il ne faut pas demander aux habitants où se trouve leur montagne sacrée, car c’est moi qui les appelle ainsi. Il faut dire le nom du local


Alors je commencerais par la promenade au sanctuaire du « Bom Jesus do Monte » qui se trouve aux environs de la ville de Braga. Braga est cette ville capitale du Minho, tout en haut, au nord-ouest du Portugal.

La nature est généreuse et les hommes ont adapté leur art aux reliefs particulièrement escarpés. 


L'ensemble du sanctuaire est agrémenté  de fontaines et de statues. Il faudrait pas mal de temps pour les admirer car les artistes y on associé de nombreux symboles. 



Plus loin ce seront les lacs qui attirent notre regard. Mais il y aussi les grottes, les cascades ou les belvédères.


On l’appelle presque toujours le « Bom Jesus » et tout l’environnement de cette montagne où l’art religieux a une grande expression, présente à nos yeux un paysage où prédomine l’harmonie.

Beaucoup de croyants et de non croyants visitent le sanctuaire pour trouver paix et  recueillement mais aussi pour profiter de la beauté des jardins et des paysages. 
Vue sur la ville de Braga
et
Le folklore de Braga: groupe Dr. Gonçalo Sampaio


Enviado por folcloredebraga em 20/06/2010

 

samedi 13 octobre 2012

Avec vue sur le Parc des Nations




Cette fois-là nous étions logés en hauteur, ce qui n’est pas habituel. C’est là que les habitations se sont transformées en tours, ou bien se sont les tours qui sont devenues des habitations.



Nous sommes dans le quartier oriental de Lisbonne, construit pour l’exposition universelle de 1998. On dit que les constructions ont un style futuriste. 

C’est le dépaysement, si on compare ce quartier avec d’autres quartiers voisins, qui ne sont pas loin, mais tout de même « à quelques siècles de distance ».


Cette  zone de Lisbonne auparavant plutôt dégradée, avait été réhabilitée pour accueillir l’Expo ’98 et avait bénéficié de grands travaux qui l’ont totalement transformée. C’est devenu le « Parque das Nações ».

C'était une journée de printemps pluvieuse. Dans une des avenues, l'allée de cognassiers était couverte de fleurs.





Le parc s'appelle des nations en l'honneur de tous les pays qui ont participé à l'Expo '98. On y tourve les hôtels, les immeubles d’habitation, le centre commercial Vasco da Gama, la gare de l’Orient, les pavillons qui ont été préservés après l’Expo et qui maintenant abritent des activités culturelles ou des expositions, les bars et les restaurants, les zones de promenade le long du fleuve Tage, la tour Vasco da Gama, les jardins et plans d’eau et aussi  le grand aquarium de Lisbonne (Oceanário).

Notre chambre d'hôtel avait vue sur une des avenues du quartier et on pouvait apercevoir toute une autre série d’autres immeubles capables d’héberger les milliers de personnes qui y habitent, ou qui visitent cette zone de la capitale portugaise.





Il n’est pas du tout désagréable de flâner dans ce quartier du XXe siècle. En général les portugais dépensent pas mal d’énergie pour décorer les aspects extérieurs de leur environnement. 


Les différents espaces nous réservent des surprises avec plusieurs formes artistiques.


Comme nous, plusieurs personnes attendent toujours devant les fontaines en forme de volcans. 



Voilà, au bout de quelques minutes, ils explosent !


 
Nous avons profité de la matinée pour visiteur l’Aquarium de Lisbonne. Pendant un moment il était le plus grand d’Europe. Mais très vite il en a toujours un plus grand que soi ! Alors je ne sais plus ce qu’il en est de nos jours.  

L'édifice de l'Aquarium de Lisbonne (Oceanário)
 
Beaucoup de la magie des milieux marins se présente à nos yeux. Les quatre habitats : l’Atlantique, l’Antarctique, le Pacifique et l’Océan Indien, reproduisent des formes de vie de ces zones de la planète. 

Pour terminer, et pour animer la journée sans ciel bleu, je pense qu'il n'y a pas de mal si je vous donne des nouvelles des “marches” de Lisbonne, ces défilés qui se font au mois de juin pour fêter les Saints Populaires (St. Antoine, St. Jean et St. Pierre). 
Les groupes s'entrainent pendant des mois, et les fours de fête, ils descendent l’avenue de la Liberté (avenida da Liberdade), 1,5 km, en dansant et en chantant, jusqu’au centre de Lisbonne.
Le mois de juin est l’occasion pour les couturières de tout le Portugal de faire preuve de talent dans la confection des costumes, car ces parades ont lieu dans presque toutes les villes du pays.  C’est une compétition entre quartiers pour la meilleure chorographie. Les danses et musique sont à thèmes, et il y a un jury.
A Lisbonne, le vainqueur de 2012 est le groupe du Alto do Pina (nom d’un quartier de Lisbonne). Le thème reproduit est « l’arrivée des gitans ».  Il existe une vidée sur le net, merci à l’auteur pour le partage :


vendredi 5 octobre 2012

Europa Nostra et les orgues de Mafra



 
Le couvent de Mafra
Au Portugal il est dit que, lorsque les rois faisaient un vœu, comme résultat on avait souvent un beau monument.
Je ne saurais dire comment cela se passe de nos jours, mais cela s’est passé ainsi pour Mafra au XVIIIe siècle.

Mafra est une ville du Portugal, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Lisbonne.
Le méga couvent a été construit sous les ordres du roi Jean V qui, en 1711  fit le vœu de construire le monastère si Dieu lui accordait d’avoir un héritier. 


                                                                                                                                          La basilique du Couvent de Mafra
 

La reine Anne d’Autriche tomba enceinte et la naissance d’une petite princesse, Barbara de Bragança, fut l’occasion pour le lancement du grand projet qui devait remercier Dieu pour cette grâce.
C’est une construction grandiose qui servirait aussi à démontrer le prestige des souverains du Portugal.  L’ensemble architectural comprend le couvent, le palais, la basilique, la bibliothèque, le parc et les jardins. Le roi portugais aimait les arts.

L’intérieur de la basilique nous permet d’apprécier une grande variété de teintes et textures de ses revêtements en marbre.
 
Dans des niches, on peut voir plusieurs jolies statues en marbre blanc de Carrare.

 
L’ensemble des six orgues accrochés aux parois latérales de la basilique serait unique au monde. Conçus pour être joués en simultané, ces instruments imposants ont été récemment restaurés et jouent à nouveau. On peut assister à des concerts avec les six organistes. Il est dit que sur place l’effet est sublime. 




Enviado por paulacavaleiro em 15/10/2010
Le travail de restauration des 6 orgues historiques du convent de Mafra a été l’un des 28 gagnants du Palmarès du Prix du patrimoine culturel del’UE – Europa Nostra en 2012, classé dans la catégorie « conservation ».  
Les prix de cette institution européenne mettent en valeur les initiatives d’excellence dans la protection du patrimoine et sont répartis en 4 catégories : Conservation, Recherche, Contribution exemplaire e Education, formation et sensibilisation.
http://www.europanotra.org/laureates-2012




Publicado em 20/03/2012 por Europa Nostra
Cette année la cérémonie de remise des prix a eu lieu à Lisbonne, au monastère des Jerónimos, le 1er Juin 2012. Les 28 lauréats ont été choisis parmi 226 projets de 31 pays.
Voici des images de la cérémonie dans le joli cloître du monastère des Jerónimos à Lisbonne:



Publicado em 16/08/2012 por Europa Nostra