Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, à decouvrir ou à redecouvrir.

samedi 17 novembre 2018

Coimbra - le Jardin Botanique


image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreira



Les 17e, 18e et 19e siècles, ont vu se développer un grand intérêt de la part des rois pour les “voyages philosophiques”.
Dans la tradition des grands voyageurs et explorateurs, plusieurs naturalistes désireux d'acquérir des connaissances, sont envoyés en expéditions dans les colonies, Brésil, Angola, Cap-Vert et Mozambique.



Ces grands voyageurs sont accompagnés d'illustrateurs qui font des représentations aussi bien des personnes, que des fruits, fleurs, animaux, rencontrés dans les régions qu'ils parcourent.



à droite, dessin (du net) par l'équipe d'Alexandre Ferreira au Brésil:



La reine Marie Ire (née à Lisbonne en 1734 et décédée au Brésil en 1816) souhaitant connaitre les peuples indigènes, la faune, la flore et les ressources de ses colonies, ordonna à plusieurs naturalistes et explorateurs du pays qu'ils entreprennent ces "voyages philosophiques".

image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia
Ces périples sont racontés dans des récits de voyage écrits par les écrivains qui transmettent les images d’un monde d’expériences aussi bien philosophiques que scientiques. 
Dans la gravure ci-dessous, le bateau qui transportait Alexandre Ferreira avec son équipe d'expédition, en remontant un fleuve du Brésil (image du net):

La ville Coimbra est un des centres liés aux activitiés de cette catégorie de voyageurs/explorateurs, dont un des plus célèbres est Alexandre Rodrigues Ferreira.
Alexandre Ferreira est né en 1756 à Bahia, ville du Brésil colonial, fils du comerçant portugais Manuel Rodrigues Ferreira, étudia d’abord à Bahia, avant d’être envoyé à Coimbra, Portugal, où il fréquenta l’Université en Droit, puis s’inscrit aux cours de philosophie naturelle et mathématiques.
(Wikipedia)
Ci-dessus une carte montrant les ininéraires des expéditions du naturaliste Alexandre Rodrigues Ferreira, au Brésil, entre 1783 et 1792 (image du net)

Des caisses contenant des milliers de pièces botanique, et de zoologie étaient envoyées à la reine Marie 1re, à Lisbonne, à mesure que Alexandre Ferreira parcourait ces grands espaces à travers les capitaneries de Grão-Pará, Mato Grosso, Rio Negro et Cuiabá, pendant 9 longues années, de 1783, lorsqu'il débarque à Belém, jusqu'à son retour en 1792, après avoir parcouru 40.000 kms.

image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia 

Les Grandes Découvertes ont été l'opportunité pour les savants et amateurs de curiosités botaniques de créer des catalogues et de grands ouvrages de connaissance et de classification des nouvelles merveilles naturelles jusqu'alors inconnues.
image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia

À cette époque, les gravures contenaient des illustrations qui servaient de preuve scientifique sur la présence des espèces de toutes sortes, au moyen de croquis,  dessins ou gravures.
Pour un saut dans le passé, le Musée des Sciences de  l'Université de Coimbra nous invite à découvrir les instruments et les échantillons qui lui ont été confiés, grand nombre rapportés des aventures extraordinaires qui étaient les "voyages philosophiques":

Visita Guiada ao Museu da Ciência, na Universidade de Coimbra, em Coimbra - Portugal (480p)
A experiência vivida pelo naturalista Alexandre Rodrigues Ferreira e pelos seus companheiros de expedição entre 1783 e 1792 no coração da floresta amazónica tem aspetos que parecem saídos de uma ficção particularmente fantasiosa. E contudo, aconteceu. A prova disso são as dezenas de milhar de espécimes trazidos e registados nessas Viagens Filosóficas (assim se chamavam).

Ainsi se sont construites de nombreuses pages d'histoire naturelle qui séjournent encore dans les anciennes universités et musées actuels.
Abril | Jardins Jardins de Água
Publié par Universidade de Coimbra
Publicado a 28/04/2018

Janeiro | Plantas Primitivas
Publié par Universidade de Coimbra
Publicado a 29/01/2018
Le jardin botanique de Coimbra fondé en 1772, dépend de l'Université de Coimbra et contient de nombreuses espèces d'arbres et de plantes rares, liées à l'époque des grands apports scientifiques.


dimanche 11 novembre 2018

Sur la Gymnastique rytmique



Le matériel pour la pratique de la Gymnastique rythmique comprend les 5 engins suivants:
- le ruban
- le ballon
- les massues
- le cerceau
- la corde
La Gymnastique rythmique est une discipline sportive à composante artistique, principalement féminine, qui allie la gymnastique et la danse.

La présence expressive de Maria Canilhas au cerceau, dans la vidéo suivante. La difficulté de la manipulation reside essentiellement dans le fait que c'est un engin d'une grande dimension…
http://monipag.com/amelie-bolloch/2015/11/11/gymnastique-rythmique-cerceau/


Maria Canilhas - GCP - Arco (Hoop) - Senior Elite - Nacional 2018
Publié APRmovies
Publicado a 25/04/2018
Le ruban permet à la gymnaste d'exprimer sa grâce dans des mouvements amples et précis. Il doit toujours être en mouvement. Il est difficile à manipuler. 
Voici Laura Sales, une jeune gymnaste que j'avais déjá présenté dans un autre post, et dont la souplesse est déjà légendaire !
Laura Laura Sales - GCP - Fita (Ribbon) - Senior Elite - Nacional 2018 
Publié par APRmovies 
Publicado a 25/04/2018
Long de 6 métres, le ruban peut provoquer des noeuds, si les mouvements de la gymnaste ne sont pas assez amples. Et cela fait perdre des points!
J'ai voulu vous inviter à regarder le travail de deux gymnastes portugaises, en 2018. Elles sont souvent présentes dans les meilleures places des championnats internationaux.



Je profite pour vous souhaiter un bon Saint-Martin! C'est la journée où par tradition, on mange des chatâignes et où l'on goûte le vin nouveau!


Le jour de la Saint Martin, se déroule dans pratiquement toutes les régions du Portugal. C'est une fête traditionnelle, très suivie surtout dans le nord du pays. 
Saint Martin est le saint patron de la ville de Penafiel, district du Minho, et c'est là que nous voyons l'ambiance grâce à la vidéo des rues animées de ce lieu:

Verão de S. Martinho ilumina romaria penafidelense
Publié par valsousa.tv - Vale do Sousa TV

Le vin nouveau se deguste avec modération, même dans les pots typiques de faïance, car c'est la région du vin vert! qui se caractérise par sa faible teneur en álcool (de 8,5 à 12%)
Si les vinhos verdes sont dits « vins verts », ce n'est pas pour leur couleur mais pour leur vivacité car leur vendange précoce, pour éviter les aléas climatiques, les fait vinifier avant que les raisins soient totalement mûrs¨...

mardi 6 novembre 2018

Du haut du fort de Sao Filipe


Je pense que l'on se souvient encore mon post sur la ville de Setúbal! Je vous invite alors à continuer la visite de cette belle région, qui se situe à quelques 45 kms au sud de Lisbonne.
En contournant la Serra da Arrábida, nous avons des vues merveilleuses sur l'estuaire du fleuve Sado et sur l'Atlantique. L'océan prend des couleurs qui vont du bleu profond qui fait ressortir les portions de sable blanc, et les tons d'émeraude plus proches de la végétion qui recouvre le massif. 
En empruntant l'avenue Luisa Todi, du centre-ville, en direction de l'ouest, il faut devier un peu sur la droite et prendre la route qui remonte la colline. Le fort de São Filipe n'est pas trop loin !
Nous arrivons devant l'imposante structure defensive du  XVIe siècle, qui protégeait l'embouchure du fleuve Sado, et la ville de Setúbal.
Dans les alentours de Setúbal, phéniciens, cartaginois, romains, y avaient déjà installé leurs comptoirs commerciaux. C'est donc aussi par tradition défensive, que pendant la monarchie, plusieurs murailles y ont été installées pour garantir la protection des structures d'habitations et de commerce, ceci déjà au temps des attaques des corsaires et des pirates.
L'entrée se fait par une porte fortifiée et continue par des couloirs aux murs épais datant de plusieurs siècles.


De chaque côté de la porte voûtée, on voit les portraits des rois qui ont régné sur la péninsule ibérique pendant l'union  des deux couronnes du Portugal et de l'Espagne: Philippe II, Philippe III et Philippe IV. 
C'est pendant le règne de Philippe II, (denominé Filipe I du Portugal), qu'a été posée, au XVIe siècle, la première pierre de la forteresse moderne, sous les ordres de l'architecte italien Filippo Terzi. 
Par la suite des travaux d'agrandissement on été entrepris, car la forteresse de São Filipe a toujours été considérée un grand ouvrage  de défense du littoral portugais.
Par d'autres qui étudient l'histoire, il est considéré que le fort de São Filipe était aussi destiné à controler les possibles révoltes des populations de Setúbal et de Lisbonne, qui n'acceptaient pas facilement la souveraineté des rois espagnols.
Dans cette belle localisation de la rive droite de l'embouchure du Sado, l'espace de la forteresse a été en partie transformée en Pousada. Au Portugal, les pousadas sont des hotels  historiques.

Ici on voit les parasols de la terrasse du restaurant. C'est dans l'ancienne habitation du gouverneur, tournée vers l'océan, qu'ont été construites les chambres de la pousada.
On peut agréablement visiter les parties extérieures de la forteresse, qui surplombent la ville de Setúbal.


Et la jolie petite chapelle du fort, dont les azulejos, un art emblématique dans tout le Portugal, racontent le vie de Saint Philippe, qui aura été l'un des douze apôtres. Selon certains écrits, l'apôtre Philippe était originaire de Galilée, et il parit évangéliser des régions d'Asie Mineure. Il serait mort en martyre après avoir été lapidé et crucifié par les Romains, à Hiérapolis, en Phrygie.
Le superbe panorama s'étend à perte de vue, et on ne se lasse pas de le contempler !



dimanche 28 octobre 2018

Laissons parler les bateaux



Pionniers dans la création de cette nouvelle réalité planétaire qui par les voyages maritimes à partir du XVe siècle, reliait tous les continents, les navigateurs Portugais ont eu besoin de nouveaux et de grands bateaux, de beaucoup de bateaux!
Chantier naval, construction de caravelles, Lisbonne
http://marinhadeguerraportuguesa.blogspot.com/2015/08/a-evolucao-dos-navios-da-armada-real.html
source image:http://jmbd1945.blogspot.com/2011/03/construcao-e-navegacao-de-antanho.html
Estaleiro da Ribeira das Naus, Lisboa
De nombreux chantiers navals furent construits aussi bien à Lisbonne, que dans d'autres villes le long des côtes du Portugal.
Mais les rois portugais n'oubliaient pas les colonies, car de grands navires furent construits dans les chantiers navals du Brésil-colonie, et même dans les territoires portugais en Inde, Cochin et Goa.
Ville de Goa de l'Atlas de Braun et Hogenberg, 1600

Vista de Goa, in Braun e Hogenberg, 1600 (Wikipedia
Voici l'histoire de quelques uns de ces navires historiques qui ont certainement beaucoup de choses à raconter!
Ils servaient pour le transport des marchandises jusqu'à Lisbonne, mais devaient en même temps être equipés de moyens de capacité combattante contre les ataques de toutes sortes: 
Le "SANTA CATARINA DO MONTE SINAI"de 800 tonneaux et de près de 140 canons, était un vaisseau de la flotte portugaise construit en 1512 au chantier naval de Cochin en Inde. Ce navire a fait partie de la flotte portugaise de la Route des Indes.
A «SANTA CATARINA DO MONTE SINAI»
Esta nau portuguesa de 800 tonéis foi um dos maiores e mais poderosos navios do seu tempo. Foi construída nos nossos estaleiros de Cochim, na Índia, em 1512. Estava armada com 140 temíveis peças de artilharia, algo de (quase) inédito nesses tempos. A «Santa Catarina do Monte Sinai» manteve-se, sem interrupção, na carreira da India.

J'ai pris plusieurs de ces explications sur le net, en particulier le site de la marine portugaise:
http://marinhadeguerraportuguesa.blogspot.com/2015/08/a-evolucao-dos-navios-da-armada-real.html



Voici le "SÃO JOÃO BAPTISTA" (connu sous le surnom de Botafogo) qui était un galion au service de la marine portugaise au XVIe siècle, construit au Portugal vers 1534. Avec quelques 1000 tonneaux, à son époque, il était considéré le navire de le plus puissant du monde.Le navire était armé de 366 canons, ce qui lui donnait une énorme puissance de feu. Pour cette raison, on lui a donné le surnom de Botafogo.
L'un des membres de l'équipage du galion, João Pereira de Sousa - un noble de la ville d'Elvas - est devenu célèbre car il était responsable de l'artillerie du navire. Il a donc également reçu le surnom de "Botafogo". qui a inclus son surnom dans son nom de famille, en passant ce nom à ses descendants. Plus tard, lorsqu’il s’installa au Brésil, la Couronne portugaise lui donna des terres dans la baie de Guanabara, une région connue de Botafogo qui prenait le nom du propriétaire des terres. Ces terres ont constitué le quartier actuel de la ville de Rio de Janeiro.
O «SÃO JOÃO BAPTISTA»
Este galeão 1.000 tonéis, foi construído em Lisboa (no reinado de D. João III) por uma equipa de técnicos e de artífices dirigidos pelo mestre João Galego. Foi considerado o mais poderoso navio do seu tempo, já que, segundo notícias que chegaram aos nossos dias, dispunha de 5 baterias equipadas com um total de 366 canhões de bronze; além de um esporão de proa, capaz de esventrar qualquer navio da sua época. A potência de fogo do «São João Baptista» era de tal ordem, que o galeão recebeu o nome de 'Botafogo'.
Le "PADRE ETERNO", galion portugais construit à Rio de Janeiro, qui, après 4 ans de construction, será lancé en 1663. Il a été considéré comme le plus grand navire de son temps (XVIIe siècle), transportant 144 pièces d'artillerie et capable de transporter jusqu'à 2 000 tonnes de marchandises. (wikipedia).
O «PADRE ETERNO»
Galeão português de meados do século XVII. Foi construído (com madeiras tropicais e por iniciativa de Salvador Correia de Sá) no Rio de Janeiro, no estaleiro da ilha do Governador, para fazer face às constantes ameaças e ataques dos navios da Companhia Holandesa das Índias Ocidentais. Com 53 metros de comprimento e capaz de deslocar 2.000 toneladas em plena carga, o «Padre Eterno» foi lançado à água em 1663. Estava artilhado com 144 bocas-de-fogo distribuídas por duas cobertas. Durante a sua primeira viagem a Lisboa, ocorrida em 1665, o «Padre Eterno» suscitou a admiração da gente da cidade e prendeu a atenção dos espiões estrangeiros a operar na capital portuguesa. O «Mercúrio Português», uma gazeta da época, não teve dúvidas em classificá-lo como o maior navio do mundo. Este prodígio da nossa construção naval perdeu-se, algum tempo mais tarde, no oceano Atlântico e Índico em ano e circunstâncias que não conseguimos apurar.

J'ai lu récemment dans un article du net, une histoire qui fait allusion au navire portugais PADRE ETERNO»!
https://www.chasse-maree.com/melgueiro-un-explorateur-de-legende/
Il est écrit que le capitaine portugais David Melgueiro quitte Kagoshima (au Japon) à bord du navire le Padre Eterno, le 14 mars 1660, en faisant route le long la côte tout au Nord, soit-disant en bénéficiant d'une année de températures plus clémentes, vers le Groenland, en passant par l'ouest de l'Écosse et l'Irlande, et serait arrivé à Porto, sa ville du Portugal.
Les dates sont un peu décalées,mais depuis le temps,les "archives" ont peut-être pu être confondues ! 

Galion Portugais du 17ème siècle, le "SANTISSIMO SACRAMENTO" a été construit dans la ville de Porto en 1667 et utilisé pour la défense de la côte portugaise contre les pirates d'Alger. Ils craignaient la puissance de feu de ce navire armé de 60 canons. En février 1668, sur l'ordre du général Francisco Correia da Silva, le "Santíssimo Sacramento" était l'amiral de l'escorte d'une flotte de 50 navires emmené dans notre colonie d'Amérique du Sud. . Le 5 mai de la même année, le galion (transportant entre 400 et 600 passagers) s'est perdu, échoué, dans les bas-fonds de Santo António, près de la côte de Bahia. Les secours de la ville de Salvador sont arrivés en retard sur le lieu de la catastrophe et ont été témoins de la destruction totale du navire et de la mort de la plupart de ses occupants.

O "SANTÍSSIMO SACRAMENTO»
Galeão português do século XVII. Foi construído na cidade do Porto em 1667 e utilizado na defesa da costa portuguesa contra os piratas de Argel. Que temiam o poder de fogo deste navio armado com 60 canhões. Em Fevereiro de 1668, às ordens do general Francisco Correia da Silva, o «Santíssimo Sacramento» foi o navio-almirante da escolta de uma frota de 50 navios, que a Companhia Geral do Comércio do Brasil levava para essa nossa colónia da América do sul. No dia 5 de Maio desse mesmo ano o galeão (que transportava entre 400 e 600 passageiros) perdeu-se, por encalhe, nos baixios de Santo António, junto à costa baiana. Os socorros enviados da cidade do Salvador chegaram tarde ao local do desastre e apenas para poderem constatar a destruição completa do navio e a morte da maioria dos seus ocupantes. O drama do «Santíssimo Sacramento» esteve esquecido durante muito tempo.
Parmi les objets récupérés au cours des campagnes de plongée des représentants de la Marine brésilienne,  on trouve les suivants :
34 canons en bronze et huit canons en fonte, de différentes provenances, datés de 1590 à 1653;
2 astrolabes en bronze dont un datant de 1624;
5 barres de papier, en bronze;
large assortiment de céramiques, l'accent étant mis sur l'équipement personnel du général Correia da Silva;
images sacrées en terre cuite et plomb;
pièces d'argent, pièces portugaises et espagnoles;
des milliers de balles de plomb dans des pots en terre (Wikipedia)

source image:http://jmbd1945.blogspot.com/2011/03/construcao-e-navegacao-de-antanho.html
Ces chantiers navals des territoires d'outre-mer étaient également importants car ils permettaient que les réparations des navires aient lieu à leur arrivée dans ces territoires si lointains. 
Dans le port de Lisbonne : départ de la flotte pour le Brésil
Departure from Lisbon for Brazil, the East Indies and America, engraving from c.1592 by Theodor de Bry (Flemish, 1528-1598), illustration in America Tertia Pars. Location: Service Historique de la Marine, Vincennes (Wikipedia)
Le débarquement des Portugais au Brésil Roque Gameiro & Conc. Silva. - Lisboa : José Bastos

Si la mer était un lieu de gloire pour de nombreux navigateurs, les tragédies ont fait partie de nombreux de ces voyages maritimes.
Les récifs, les tempêtes, les ataques de pirates ou des navires concurrents, tout cela formait le scènario de la perte de centaines de navires et de leurs équipages, dont voici quelques exemples:

Inauguré pour le premier voyage des Portugais vers l’Inde en 1502, le "FLOR DO MAR" (Fleur de la Mer) était à l’époque le plus gros navire de la flotte nationale. Avec ses 700 tonnes, il participe en outre à de nombreuses victoires navales en Asie du Sud-Est. Il finira pourtant emporté dans une tempête à Sumatra en 1511. (information du net)

A "FLOR DO MAR" foi uma nau (especificamente um galeão ) portuguesa que participou em vários acontecimentos marcantes no oceano índico até ao seu naufrágio em 1511no estreito de Malaca. A embarcação foi construída em Lisboa, em 1502, com capacidade de 400 toneladas.
Na ocasião transportava Afonso de Albuquerque, de regresso da conquista de Malaca, com um imenso espólio e tesouros para Manuel I de Portugal, que se perderam, tornando-a um dos mais míticos e cobiçados tesouros perdidos da História (Wikipedia). 

Histoire tragico-maritime, de Bernardo Gomes de Brito, 1736-1736 : relation de Diogo do Couto
Diogo do Couto, "Naufragio da nau S. Thomé", in História trágico-maritima, de Bernardo Gomes de Brito, 1735-1736

La liste des tragédies est longue et se passe dans les endroits les plus inespérés:
...En janvier 1627, une tempête exceptionnelle dans le golfe de Gascogne provoqua le plus terrible nau­frage de l’histoire de la marine portugaise. Sept navires coulèrent, dont deux énormes caraques des Indes chargées de toutes les richesses de l’Orient, et cinq galions de guerre qui les escortaient ...
source:https://editionschandeigne.fr/livre/le-naufrage-des-portugais-sur-les-cotes-de-saint-jean-de-luz-darcachon-1627/
source image:http://projetoabramar.blogspot.com/p/projeto-nau-da-historia-naufragios-de.html

vendredi 19 octobre 2018

Une visite au Musee de la Marine de Lisbonne



Nous voici hors-saison; l'automne a bien pointé son nez, avec un peu de pluie dans le sud, et pas mal de vent et de pluie dans la région centre du Portugal. Bientôt, je dirais, c'est bien le moment de visiter les monuments et les musées!

Nous sommes ici à Belém, le quartier d'une zone occidentale de Lisbonne, et nous apercevons le dôme de l'Église du Monastère des Jerónimos. En longeant la longe façade du monument, nous nous approchons de l'aile ouest du monastère.

Ma curiosité sur les mécanismes de la grande épopée des navigateurs portugais, me pousse parfois à entreprende un voyage dans le temps, au travers des écrits que je trouve par-ci, par-là !
http://marinhadeguerraportuguesa.blogspot.com/2015/08/a-evolucao-dos-navios-da-armada-real.html
D'ici aussi, d'un autre angle, on aperçoit les tours de l'aile ouest du monastère des Jerónimos. C'est là qui se trouve l'entrée du musée de la Marine de Lisbonne.
Ces voyageurs qui sillonnaient les océans et qui ouvraient de nouvelles voies maritimes, ont eu besoin d'une grande préparation scientifique et technique, qui a duré pendant de nombreusese décénies; car la vision du monde qui existait à l'époque était bien partielle, et dominée par un grand nombre de mystères, de peurs, et d'incertitudes.
Ci-dessous, un plus grand plan de l'entrée du musée: 
Faisons une visite grâce aux explications et à visite accompagnée que nous offre la vidéo postée ci-dessous. 


MUSEU DE MARINHA | Sugestão de fim de semana
Publié par Defesa Nacional

C'est une vaste aventure maritime qui a relié tous les continents et qui a rapproché de nombreux peuples avec des niveaux de cultures et de civilisations tellement différents.
La carte suivante, montre de manière chronologique, entre 1415 et 1543, les noms des navigateurs portugais et les comptoirs qu'ils ont fondé, au fur et à  mesure qu'ils découvraient de nouveaux territoires, destinés au commerce et aux échanges de marchandises avec les peuples d'autres continents, jusqu'au lointain Japon.
Mapa  dos descobrimentos portugueses, entre 1415 e 1543, conjunto de viagens e explorações marítimas realizadas pelos portugueses. Os descobrimentos resultaram na expansão portuguesa, e deram um contributo essencial para delinear o mapa do mundo... Com estas descobertas os portugueses iniciaram a Era dos Descobrimentos que durou do século XIV ao século XVII, e foram responsáveis por importantes avanços da tecnologia e ciência náutica, cartografia, e astronomia, desenvolvendo os primeiros navios capazes de navegar em segurança em mar aberto no Atlântico (copié du net)

Le musée est un haut-lieu de découverte du passé maritime portugais. Il présente de nombreuses maquettes d'embarcations, comme les frégates, les caravelles, les vaisseaux, les navires de la marine marchande et de guerre, etc... une salle est consacrée aux instruments de navigation et aux cartes anciennes, et aux hommes qui ont mis leur connaissance au service de l'aventure sur tous les océans.

samedi 13 octobre 2018

Les danseurs du Dançarte

Bonjour à tous et à toutes ! Bonjour mes ami(e) de la blogo:)
Je reprends les posts, et en attendant un prochain article sur le Portugal, je vous invite à "patienter" un peu en regardant les jeunes participants du concours DANÇARTE 2018.
Le Dançarte est un concours de danse qui a lieu chaque année, au théâtre des Figuras de Faro. Cette année les spectacles se sont réalisés entre le 4 et le 7 avril.
Le concours accueille des jeunes danseurs âgés de 8 à 25 ans, qu'ils  soient portugais ou étrangers.
Ainsi je vous présente quelques vidéos postées par Dançarte. Le talent de ces jeunes danseurs et danseuses qui viennent de plusieurs écoles du pays, est bien agréable à regarder !
Classé comme le meilleur groupe "Caucasian Dance Boys", le groupe de danseurs du Conservatoire de danse Annarella Sanchez, de Leiria (une ville au nord de Lisbonne): 

"Caucasian Dance Boys" Conservatório Internacional de Ballet e Dança Annarella Sanchez - Leiria, Portugal
Melhor Grupo "Caucasian Dance Boys" | Dançarte 2018
Publié par Dançarte le 16/04/2018

Ici une vidéo de présentation du concours 2018:

WELCOME TO #DANÇARTE2018
Dançarte 2018 – Algarve International Dance Competitions @ Teatro das Figuras - Faro, Portugal
Publié par Dançarte le 04/04/2018


La jeule fille qui a eu le prix de "meilleure soliste": Margarida Gonçalves:


Melhor Solista Margarida Gonçalves | Dançarte 2018
Margarida Gonçalves - "Peasant", Giselle Conservatório Internacional de Ballet e Dança Annarella Sanchez - Leiria, Portugal
Publié par Dançarte le 18/04/2018


Afonso Coelho en danse contemporaine: prix d'interprétation:

Afonso Coelho - Prémio Interpretação Contemporânea | Dançarte 2018
Afonso Coelho - "Intuition"
Companhia de Dança do Algarve - Faro, Portugal
Publié par Dançarte le 20/04/2018

Classés meilleur duo, Letícia Conduto et Miguel Lopes avec "Magnet Syndrome":

Melhor Dueto "Magnet Syndrome" | Dançarte 2018
Letícia Conduto e Miguel Lopes - "Magnet Syndrome" AIIA - A Segunda Arte - Faro, Portugal
Publié par Dançarte le 24/04/2018

La prochaine édition du DANÇARTE est déjà programmée dans leur site pour le 6 au 9 Avril 2019https://www.dancarte.org/
À noter dans le calendrier de l'année prochaine, si on est en Algarve!


jeudi 4 octobre 2018

Perdus dans les campagnes de l'Alentejo



Effectivement lors d’une promenade en Alentejo, pendant les mois d’hiver, nous nous sommes quelque peu égarés! Une fois n’est pas coutume. 
J’ai profitté pour prendre quelques photos de la campagne et des villages traditionnels que nous traversions, du côté de Odemira.
Le ciel était nuageux et sombre. Par contre le paysage était bien lumineux, et fleuri de marguerites, et de toutes sortes de petites fleurs sauvages! 
Au détour d'un virage, nous avons aperçu un ruisseau dans une vallée que la route surplombait. Ce cours d'eau serpentant parmi la verdure, était bien sympathique!
Un troupeau de paisibles animaux s'alimentait de l'herbe fraiche, ou se reposait, dans une atmosphère bucollique.
La petite route de  la campagne vallonnée de l'Alentejo poursuivait son parcours, et nous la suivions un peu plus loin, pour rencontrer des villages,  eux aussi arrosés par la pluie qui était tombée certainement pendant une bonne partie de la nuit, et du matin.
Des habitations bordaient la route, déployant leur architecture typique, de murs blancs, et bordures bleues, ou jaunes,  qui encadrent portes et fenêtres. Les villages nous font retrouver les repères sur la carte routière !

Ce village qu'on nous a conseillé de visiter, était décoré pour une fête. Il y avait de la musique quelque part. 
Les gens parcouraient les rues, et  suivaient l'odeur des grillades, avant d'arriver dans une place qui abritait une foire artisanale et des boutiques d'artisanat et autres produits régionaux.


Cette photo montre quelques articles faits en liège, qui est un produit naturel très caratéristique de l'Alentejo.
Voici encore quelques photos du village traditionnel, où une très jolie église marque de sa présence le centre-ville.


Avant de reprendre la route du retour vers plus au sud, nous avons encore jeté un coup d'oeil à un autre village blanc et bleu qui a des airs de famille du précédent ! Nous sommes encore en territoire de l'Alentejo!



Pour terminer le post, je vous propose d'écouter une chanson traditionnelle de l'Alentejo, qui est très connue, "eu ouvi um passarinho" (j'ai écouté un oiseau ), j'espère que vous aimerez !


Alentejo - eu ouvi um passarinho
Publié par fernando alves