Blog sur le Portugal

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lundi 25 avril 2011

Au Portugal on l’appelle « talha dourada »

 
« Talha dourada » est l’art de travailler les boiseries ; on les sculpte d’abord, puis on  les recouvre d’une feuille d’or. Cet art décoratif est devenu une grande spécialité et un phénomène au niveau de l’art au Portugal, et a permis de décorer de nombreux monuments, palais et églises.

Eglise de Porto, nord du Portugal
Du nord au sud du pays, on peut visiter un grand nombre de ces monuments qui semblent briller de mille feux.


L’époque qui a le plus privilégié cette forme de décor se situe aux XVIIe et XVIIIe siècles. La découverte des mines d’or au Brésil explique en grande partie l’enthousiasme pour ces techniques de la sculpture du bois et des dorures, qui exprime une grande ostentation.
 

Sous la direction d’un maître, artistes et artisans, sculpteurs et doreurs,  ont crée des œuvres magnifiques et ont perfectionné l’ornementation esthétique d’autels, chairs, chapelles et retables en « talha dourada ».

Orgue de Coimbra, Portugal
Statues, colonnes torsadées, orgues, ont assimilé le baroque, et se sont vues enveloppés de dorures traduites dans le style national, agrémentées de feuillages, cordes, broderies, croix du Christ... que l'on trouve dans plusieurs monuments du Portugal. 
 

Le maître de l’ouvrage signait un contrat pour la décoration intérieure de ces monuments, qui demandait un très haut niveau de qualité, et qui pouvait durer des décennies.

Église de Barcelos, Portugal
A ces modèles d’ornementation, les créateurs ont associé d’autres formes d’art telles que les tableaux de grands peintres et les panneaux en azulejos.

On citera le nom de grands artistes de l’art de la « talha dourada », comme le sculpteur Manuel Pereira da Costa Noronha, Francisco Pereira Campanhã, António Gomes, Domingos Nunes, Filipe Silva, Caetano da Silva Pinto, José Correia, et beaucoup d’autres.

Voici trois études (seulement en portugais) sur la “talha dourada” que j’ai trouvé sur le net :



Photo d'église du Brésil de l'époque coloniale
sous license
A leur tour, les artistes portugais ont été envoyés par le roi du Portugal aux quatre coins de l’empire en y transportant la technique pour la construction des églises et maisons de nobles. Il en fut ainsi au Brésil, cet énorme pays dont le Portugal a délimité les frontières entre 1500 e 1822.
L’or des mines a ainsi également été utilisé en grande quantité au Brésil pour embellir les nombreuses et belles églises sous le règne du roi du Portugal, la plupart construites au XVIIe siècle.

Je vous invite à cliquer sur ce lien d'un site qui publie des photos des plus belles églises brésiliennes de la période coloniale:
(pages 1, 2, 3)

mercredi 20 avril 2011

Joyeuses Paques / Uma boa Pascoa


Le Portugal est un pays où les traditions sont encore très présentes. Et dans les différentes régions du pays, l’époque de Pâques est très riche en célébrations.


Les fêtes pascales commencent le jour du dimanche des Rameaux. Les fidèles assistent à une messe généralement plus longue. Étant petite, je me souviens qu’il y avait deux ou trois prêtres qui, au moment de l’Evangile, interprétaient la condamnation de Jésus. Je me rappelle particulièrement du moment où il était annoncé que Ponce Pilate se lavait les mains, et là çà me faisait vraiment de la peine, car je connaissais la suite!
Photos de la procession du Vendredi Saint à Faro
Le jour des Rameaux, on assiste à une procession l’après midi et à une autre messe. Les fidèles portent des bouquets de branches d’olivier ou des feuilles de palmier, destinés à être bénis pendant la messe. On les rapporte à la maison pour les garder car ce sont des porte-bonheur. Cette coutume est sensée rappeler l’arrivée de Jésus à  Jérusalem quelques jours avant sa mort, où il a été acclamé par une foule enthousiaste qui couvrait le sol de rameaux à son passage.


Pendant la semaine, il y a beaucoup d’autres messes dans toutes les églises ; dans certaines villes on représent des scènes préparées par des groupes de théâtre, qui sont des moments de la Passion du Christ 

La messe du jeudi saint au soir, comporte les gestes du lavement des pieds.  

Puis on arrive au Vendredi Saint, qui, contrairement au lundi de Pâques, est un jour férié au Portugal. Les processions de ce vendredi soir représentent l’enterrement du Seigneur. Dans beaucoup de villes, il y a un cortège qui suit le cercueil de Jésus ; d’autres statues de la Vierge Marie en pleurs, et de Marie Madeleine, avancent dans la procession, au son de la fanfare qui joue des airs funèbres.

Procession de Braga:


La longue procession nocturne du Seigneur Ecce Homo à Braga (au nord du Portugal) à laquelle assistent des milliers de visiteurs, est particulièrement impressionnante. Les participants habillés de pénitents et cagoule, avancent pieds nus en portant des torches.  Le son des crécelles, annonce l’arrivée de la procession. L’ambiance est de grand recueillement.

(Merci à l'auteur qui permet le partage)
Le dimanche de Pâques est un jour de grande joie. On célèbre la résurrection de Jésus-Christ. Les cloches des églises qui étaient silencieuses,  se mettent à carillonner de plus belle. La procession du matin fait le tour le ville, avec des chants joyeux et une musique entrainante. Les enfants des catéchismes portent des petites clochettes à la main, qu’ils font sonner à mesure que la procession avance. Les églises ont leur plus belles parures de fleurs.
Au nord du Portugal, la coutume veut qu’un groupe de paroissiens accompagne le prêtre qui porte une croix enrubannée et fleurie avec laquelle ils visitent, l’une après l’autre, toutes les maisons du village ou du quartier pour annoncer la résurrection. Les maisons sont décorées pour recevoir les visiteurs, gâteaux, liqueurs et jus de fruits attendent sur la table qui ce jour-là, a sa plus belle nappe. Car les propriétaires de la maison sont invités à embrasser la croix fleurie, en même temps que leur maison est bénie par le prêtre qui accompagne le groupe.
A São Brás de Alportel, une ville de l’Algarve (au sud du Portugal), la procession du dimanche de Pâques est particulièrement renommée. C’est la procession des « torches fleuries » (festa das tochas floridas) ». Ce sont les hommes les acteurs de la fête. Ils portent des très beaux bouquets de fleurs, élaborés en forme de flambeaux, qu’ils élèvent au ciel en chantant des paroles de la résurrection (Ressuscitou como disse, Aleluia Aleluia) « il est ressuscité comme il l’avait dit, Alléluia, Alléluia » !
L'église de São Bras de Alportel avant l'arrivée de la procession du dimanche de Pâques

Cliquer pour voir une vidéo des "torches fleuries"à São Brás de Alportel:
Páscoa Feliz!

vendredi 15 avril 2011

Vilamoura d’hier et d’aujourd’hui



L’histoire du Portugal prend ses racines essentiellement dans trois grandes civilisations: romaine, arabe et chrétienne. On trouve dans tout le pays des vestiges et des monuments qui appartiennent aux différentes époques.




Vilamoura, située en Algarve, la province du sud du Portugal, fut habitée dès le 1er siècle
après JC. Son nom se traduit par « ville maure » mais c’est le ruines d’une cité romaine que l’on peut visiter dans la petite station archéologique do Cerro da Vila.



Une maison de nobles d’entourée des vestiges des thermes, balnéaire avec eau froide, tiède et chaude, zone funéraire, bains publiques, silos, bacs de salaison, puits, bassins extérieurs,  beaux panneaux de mosaïques et de fresques, tout un ensemble qui témoigne de l’intégration de cet ancien site aux culture et civilisation romaine.

Représentation de l'ancienne cité romaine

Les excavations  ont mis à jour qu’un bras de mer créait à cet endroit de Vilamoura une lagune avec un accès à la mer, ce qui formait un port naturel.
Une gravure ancienne a recrée l’ancien port romain et le commerce maritime que l’on devine avec d’autres régions de part et d’autre de la méditerranée, et l’activité de la pêche qui, depuis toujours nourrit les populations en cet endroit du bord de mer de l’Algarve, cette province du sud du Portugal.
On fabriquait le « garum »  dans les grands bacs de salaison du Cerro da Vila, cette pâte de poisson fermentée qui était très appréciée par les romains et exportée vers Rome à partir de toutes les côtes de l’empire.
En cliquant sur le lien suivant , on peut trouver d’autres informations sur ce site archéologique :



Le petit musée où sont exposés les objets recueillis lors de fouilles.



De nos jours, Vilamoura s’est construite autour de son port de plaisance. C’est une marina renommée et équipée avec des facilités modernes.

Des zones résidentielles, cinq terrains de golf, des hôtels, casino, jardins, magasins, bars, restaurants, plusieurs lotissements de villas, et une grande plage, font partie de ce domaine à caractère touristique. Très animée en été, cette instance balnéaire ravit les amateurs de promenades en mer et de distractions nocturnes.




Pour une visite par Youtube (merci pour le partage):




Les golfs de Vilamoura sont très renommés  et Vilamoura a déjà acceuilli le Championnat du Monde de Golf. 



Sur les villes romaines au Portugal, voir aussi mon autre message
Invasions barbares à Conimbriga avec le lien suivant:

lundi 11 avril 2011

Ser Poeta de Florbela Espanca (etre poete)


Château de Vila Viçosa
Capitale du marbre, Vila Viçosa (en Alentejo) est une ville de rois et de princesses. C’est là aussi que naquit la poétesse portugaise FLORBELA ESPANCA.  
Née en 1894 d'une liaison extra-conjugale, Florbela Espanca aura une enfance tumultueuse, et dès le plus jeune âge elle fait preuve d'une grande sensibilité. Sa première poésie est écrite dès l'adolescence.
Trois mariages et deux divorces ne lui procurent pas non plus la stabilité émotionnelle et le bonheur durable. La mort de son frère dans un accident d'avion, déséquilibre encore plus son état d'esprit.
Vivant dans un milieu bourgeois, mais souvent incomprise à la suite de ses écrits et sa position "d'avant garde", elle vient à se suicider le 8 décembre 1930 (jour de son anniversaire), à l'âge de 36 ans.  
Vous pourrez en savoir plus sur la vie de cette grande poetesse sur le site de Wikipedia avec le lien suivant:

Vue du centre de Vila Viçosa

 C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai préparé cette traduction libre du joli poème de Florbela Espanca "Être poète"





Ser poeta é ser mais alto, é ser maior          Être poète c’est être plus haut, c’est être plus grand
Do que os homens! Morder como quem beija!  Que les hommes! Mordre comme qui si on embrassait!
É ser mendigo e dar como quem seja             C’est mendier et donner comme si on était
Rei do Reino de Áquem e de Além Dor!             Roi du Royaume d’Ici et d’Au-delà de la Douleur!

É ter de mil desejos o esplendor                    C’est avoir de mille désirs la splendeur
E não saber sequer que se deseja!                   Sans même savoir qu’on les désire!
É ter cá dentro um astro que flameja,               Et avoir en soi un astre qui resplendit
É ter garras e asas de condor!                    C’est avoir des griffes et des ailes de condor!

É ter fome, é ter sede de Infinito!                             C’est avoir faim, c’est avoir soif d’Infini!
Por elmo, as manhãs de oiro e de cetim...                 Comme armure, les matins d’or et de satin…
É condensar o mundo num só grito!                       C’est condenser le monde dans un seul cri!

E é amar-te, assim, perdidamente...                         Et c'est t’aimer ainsi, éperdument…
É seres alma, e sangue, e vida em mim                  Et que tu sois âme, sang et vie en moi
E dizê-lo cantando a toda a gente!                          Et le dire en chantant au monde entier!



Je vous invite à voir la video di-dessus du poème 
Texte repris le groupe portugais « Trovante » et chanté avec beaucoup de talent par Luís Represas. La musique est de João Gil.


Vous aimerez peut-être aussi un autre poème de Forbela Espanca: Si tu venais me voir
Se tu viesses ver-me...


Vue d'une muraille du château de Vila Viçosa

jeudi 7 avril 2011

Lisbonne, le 1er Novembre 1755





Des terrasses du château de Saint Georges on une très belle vue sur Lisbonne. Il est difficile  d’imaginer l’ampleur de la tragédie qui a frappé la capitale du Portugal un peu plus de deux siècles auparavant.
Lisbonne s’était couverte d’églises et de couvents, et la plupart des habitants de Lisbonne assistaient à la messe en ce 1er Novembre 1755, car c’était le jour de la Toussaint.  

 Vue de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755.

Vers 9h30 du matin la terre a tremblé. Un terrible tremblement de terre secoua la capitale du Portugal. Les violentes secousses se succèdent, et les monuments et autres bâtiments s’effondrent sur les habitants de Lisbonne qui essayent de s’enfuir, dans le plus grand affolement.

Beaucoup courent vers le port, en pensant qu’ils sont à l’abri loin de la chute des immeubles. Mais le Tage était en proie à des forces aussi brutales et totalement inconnues. Sous la forme d’un tsunami, une vague géante déferle sur le port et engloutit les nombreux bateaux qui s’y abritaient ; puis en refoulant les rescapés vers la ville basse, la submerge dans un acte de dévastation de la plus grande partie de Lisbonne.  
 Suite à ces évènements catastrophiques, les incendies se déclarent un peu partout dans la capitale détruite, alimentés par les cheminés allumées dans les maisons, les bougies qui ce en jour de la Toussaint honoraient les morts, et les cierges qui dans les églises accompagnaient les cérémonies de ces heures de prières. On parle de 20.000 ou 30.000 morts dans la tragédie.
 Le bilan de destruction des monuments de Lisbonne est très lourd. Une trentaine d’églises sont en ruines, le « Paço da Ribeira », l’église patriarcale et l’Opéra dont la construction était terminée depuis quelques mois, disparaissent pour toujours.  
 Les ruines de l'église du Carmo (qui n'a pas été reconstruite) montrent à ciel ouvert, l'ampleur des dégâts. 
 D’innombrables œuvres d’art, des tableaux de maîtres, les collections de livres des bibliothèques et librairies, cartes maritimes de l’époque, compte-rendus des expéditions et des voyages des grands navigateurs, porcelaines, collections rapportées de l’orient qui décoraient les palais et maisons de nobles, porcelaines, ors, bijoux et soieries provenant du monde récemment découvert, des trésors incalculables, ont été engloutis sous les décombres, détruits par le raz-de-marée ou par les incendies qui se sont propagés dans la ville où le bois était grandement utilisé dans les constructions.   
C’est au premier ministre de l’époque, le Marquis de Pombal (Sebastião José de Carvalho e Melo),  que revient la tâche de reconstruire la capitale du Portugal.     
Le niveau de destruction et le déplorable état dans lequel s’est trouvée Lisbonne, qui était une des plus riches villes de l’époque, a causé un grand émoi dans les autres capitales d’Europe.
Voltaire a décrit dans son poème la calamité qui s’était abattue sur la capitale du Portugal
Poème sur le Désastre de Lisbonne

de Voltaire (1756)


O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
O de tous les mortels assemblage effroyable !
D’inutiles douleurs éternel entretien !
Philosophes trompés qui criez : « Tout est bien » ;
Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
Cent mille infortunés que la terre dévore,
Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !
Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
Direz-vous : « C’est l’effet des éternelles lois
Qui d’un Dieu libre et bon nécessitent le choix ? »
Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
« Dieu s’est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes ? »
Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
Lisbonne, qui n’est plus, eut-elle plus de vices
Que Londres, que Paris, plongés dans les délices :
Lisbonne est abîmée, et l’on danse a Paris.
Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
De vos frères mourants contemplant les naufrages,
Vous recherchez en paix les causes des orages :
Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
Croyez-moi, quand la terre entr’ouvre ses abîmes,
Ma plainte est innocente et mes cris légitimes.
Partout environnés des cruautés du sort,
Des fureurs des méchants, des pièges de la mort,
De tous les éléments éprouvant les atteintes,
Compagnons de nos maux, permettez-nous les plaintes.
C’est l’orgueil, dites-vous, l’orgueil séditieux,
Qui prétend qu’étant mal, nous pouvions être mieux.
Allez interroger les rivages du Tage ;
Fouillez dans les débris de ce sanglant ravage ;
Demandez aux mourants, dans ce séjour d’effroi,
Si c’est l’orgueil qui crie : « O ciel, secourez-moi !
O ciel, ayez pitié de l’humaine misère ! »
« Tout est bien, dites-vous, et tout est nécessaire. »
Quoi ! l’univers entier, sans ce gouffre infernal,
Sans engloutir Lisbonne, eût-il été plus mal ?
…….



(continue)

Extrait du poème de Voltaire publié dans la page internet « Wikisource » La bibliothèque libre
Lien pour lire tout le poème:
http://fr.wikisource.org/wiki/Po%C3%A8me_sur_le_d%C3%A9sastre_de_Lisbonne


dimanche 3 avril 2011

Fete des fleurs a Madere




J’ai beaucoup de sympathie pour les petites plantes dites « sauvages » qui fleurissent en Algarve (la province la plus au sud du Portugal) dès que les beaux jours font leur apparition, et qui parsèment les champs non cultivés de petites touches de couleur. Ce sont elles, plus que d’autres qui annoncent le printemps.







Comme partout ailleurs, au Portugal, ces petites plantes subissent les grands ravages des désherbants de toutes sortes. Ce sont aussi leurs petites fleurs que les abeilles et les papillons survolent, eux aussi, des survivants de l’attaque des pesticides.  
En Algarve, on peut admirer les premières fleurs des champs dès le mois de janvier. Et ce spectacle de la nature se poursuit jusqu’à ce que le soleil très chaud de l’été, et les mois sans pluie, brûlent les feuillages, et mettent la végétation au repos, jusqu’au prochain automne. 
 
Pâquerettes, coquelicots, marguerites, lavande sauvage…, décorent les près pour le plaisir des yeux ; autant de formes qui aident à la sauvegarde de la biodiversité. 
  





Les habitants de l'île de Madère s'habillent de fleurs pour fêter le printemps.

Madère (Madeira) est considérée par les Portugais comme un jardin flottant au milieu de l'Atlantique. L’île recèle de nombreuses variétés de fleurs magnifiques. Il y une grande quantité d’espèces endémiques, mais aussi beaucoup d’autres, importées du monde entier par les Portugais au long des siècles. Elles fleurissent toute l’année, sous l’éternel printemps de Madère.  

Une industrie de la culture des fleurs s’est développée, tirant profit de la grande diversité de la flore autochtone et  exotique. Les jardins botaniques émerveillent les visiteurs. 



Je vous invite à une petite voyage à Madère grâce aux vidéos Youtube (merci à leurs auteurs qui permettent le partage). Il suffit de cliquer sur les liens:

Alors pour remercier la nature et les milliers de touristes qui la visitent, chaque année Madère rend hommage au printemps et prépare la grande fête des fleurs « a Festa da Flor ». Les habitants de l’archipel et leurs artistes déploient des tapis de fleurs naturelles dans les principales rues de la ville du Funchal (la capitale), les marchés de fleurs sont plus exubérants qu’à l’habitude, et le défilé de chars fleuris couronne ces 4 jours d’animation et de couleur .
C’est au mois d’Avril que normalement cette fête a lieu, mais cette année, la fête des fleurs de l’île de Madére est annoncée pour les dates du 5 au 8 Mai 2011.