Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, à decouvrir ou à redecouvrir.

samedi 17 novembre 2018

Coimbra - le Jardin Botanique


image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreira



Les 17e, 18e et 19e siècles, ont vu se développer un grand intérêt de la part des rois pour les “voyages philosophiques”.
Dans la tradition des grands voyageurs et explorateurs, plusieurs naturalistes désireux d'acquérir des connaissances, sont envoyés en expéditions dans les colonies, Brésil, Angola, Cap-Vert et Mozambique.



Ces grands voyageurs sont accompagnés d'illustrateurs qui font des représentations aussi bien des personnes, que des fruits, fleurs, animaux, rencontrés dans les régions qu'ils parcourent.



à droite, dessin (du net) par l'équipe d'Alexandre Ferreira au Brésil:



La reine Marie Ire (née à Lisbonne en 1734 et décédée au Brésil en 1816) souhaitant connaitre les peuples indigènes, la faune, la flore et les ressources de ses colonies, ordonna à plusieurs naturalistes et explorateurs du pays qu'ils entreprennent ces "voyages philosophiques".

image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia
Ces périples sont racontés dans des récits de voyage écrits par les écrivains qui transmettent les images d’un monde d’expériences aussi bien philosophiques que scientiques. 
Dans la gravure ci-dessous, le bateau qui transportait Alexandre Ferreira avec son équipe d'expédition, en remontant un fleuve du Brésil (image du net):

La ville Coimbra est un des centres liés aux activitiés de cette catégorie de voyageurs/explorateurs, dont un des plus célèbres est Alexandre Rodrigues Ferreira.
Alexandre Ferreira est né en 1756 à Bahia, ville du Brésil colonial, fils du comerçant portugais Manuel Rodrigues Ferreira, étudia d’abord à Bahia, avant d’être envoyé à Coimbra, Portugal, où il fréquenta l’Université en Droit, puis s’inscrit aux cours de philosophie naturelle et mathématiques.
(Wikipedia)
Ci-dessus une carte montrant les ininéraires des expéditions du naturaliste Alexandre Rodrigues Ferreira, au Brésil, entre 1783 et 1792 (image du net)

Des caisses contenant des milliers de pièces botanique, et de zoologie étaient envoyées à la reine Marie 1re, à Lisbonne, à mesure que Alexandre Ferreira parcourait ces grands espaces à travers les capitaneries de Grão-Pará, Mato Grosso, Rio Negro et Cuiabá, pendant 9 longues années, de 1783, lorsqu'il débarque à Belém, jusqu'à son retour en 1792, après avoir parcouru 40.000 kms.

image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia 

Les Grandes Découvertes ont été l'opportunité pour les savants et amateurs de curiosités botaniques de créer des catalogues et de grands ouvrages de connaissance et de classification des nouvelles merveilles naturelles jusqu'alors inconnues.
image du net, du voyage philosophique de Alexandre Ferreia

À cette époque, les gravures contenaient des illustrations qui servaient de preuve scientifique sur la présence des espèces de toutes sortes, au moyen de croquis,  dessins ou gravures.
Pour un saut dans le passé, le Musée des Sciences de  l'Université de Coimbra nous invite à découvrir les instruments et les échantillons qui lui ont été confiés, grand nombre rapportés des aventures extraordinaires qui étaient les "voyages philosophiques":

Visita Guiada ao Museu da Ciência, na Universidade de Coimbra, em Coimbra - Portugal (480p)
A experiência vivida pelo naturalista Alexandre Rodrigues Ferreira e pelos seus companheiros de expedição entre 1783 e 1792 no coração da floresta amazónica tem aspetos que parecem saídos de uma ficção particularmente fantasiosa. E contudo, aconteceu. A prova disso são as dezenas de milhar de espécimes trazidos e registados nessas Viagens Filosóficas (assim se chamavam).

Ainsi se sont construites de nombreuses pages d'histoire naturelle qui séjournent encore dans les anciennes universités et musées actuels.
Abril | Jardins Jardins de Água
Publié par Universidade de Coimbra
Publicado a 28/04/2018

Janeiro | Plantas Primitivas
Publié par Universidade de Coimbra
Publicado a 29/01/2018
Le jardin botanique de Coimbra fondé en 1772, dépend de l'Université de Coimbra et contient de nombreuses espèces d'arbres et de plantes rares, liées à l'époque des grands apports scientifiques.


dimanche 11 novembre 2018

Sur la Gymnastique rytmique



Le matériel pour la pratique de la Gymnastique rythmique comprend les 5 engins suivants:
- le ruban
- le ballon
- les massues
- le cerceau
- la corde
La Gymnastique rythmique est une discipline sportive à composante artistique, principalement féminine, qui allie la gymnastique et la danse.

La présence expressive de Maria Canilhas au cerceau, dans la vidéo suivante. La difficulté de la manipulation reside essentiellement dans le fait que c'est un engin d'une grande dimension…
http://monipag.com/amelie-bolloch/2015/11/11/gymnastique-rythmique-cerceau/


Maria Canilhas - GCP - Arco (Hoop) - Senior Elite - Nacional 2018
Publié APRmovies
Publicado a 25/04/2018
Le ruban permet à la gymnaste d'exprimer sa grâce dans des mouvements amples et précis. Il doit toujours être en mouvement. Il est difficile à manipuler. 
Voici Laura Sales, une jeune gymnaste que j'avais déjá présenté dans un autre post, et dont la souplesse est déjà légendaire !
Laura Laura Sales - GCP - Fita (Ribbon) - Senior Elite - Nacional 2018 
Publié par APRmovies 
Publicado a 25/04/2018
Long de 6 métres, le ruban peut provoquer des noeuds, si les mouvements de la gymnaste ne sont pas assez amples. Et cela fait perdre des points!
J'ai voulu vous inviter à regarder le travail de deux gymnastes portugaises, en 2018. Elles sont souvent présentes dans les meilleures places des championnats internationaux.



Je profite pour vous souhaiter un bon Saint-Martin! C'est la journée où par tradition, on mange des chatâignes et où l'on goûte le vin nouveau!


Le jour de la Saint Martin, se déroule dans pratiquement toutes les régions du Portugal. C'est une fête traditionnelle, très suivie surtout dans le nord du pays. 
Saint Martin est le saint patron de la ville de Penafiel, district du Minho, et c'est là que nous voyons l'ambiance grâce à la vidéo des rues animées de ce lieu:

Verão de S. Martinho ilumina romaria penafidelense
Publié par valsousa.tv - Vale do Sousa TV

Le vin nouveau se deguste avec modération, même dans les pots typiques de faïance, car c'est la région du vin vert! qui se caractérise par sa faible teneur en álcool (de 8,5 à 12%)
Si les vinhos verdes sont dits « vins verts », ce n'est pas pour leur couleur mais pour leur vivacité car leur vendange précoce, pour éviter les aléas climatiques, les fait vinifier avant que les raisins soient totalement mûrs¨...

mardi 6 novembre 2018

Du haut du fort de Sao Filipe


Je pense que l'on se souvient encore mon post sur la ville de Setúbal! Je vous invite alors à continuer la visite de cette belle région, qui se situe à quelques 45 kms au sud de Lisbonne.
En contournant la Serra da Arrábida, nous avons des vues merveilleuses sur l'estuaire du fleuve Sado et sur l'Atlantique. L'océan prend des couleurs qui vont du bleu profond qui fait ressortir les portions de sable blanc, et les tons d'émeraude plus proches de la végétion qui recouvre le massif. 
En empruntant l'avenue Luisa Todi, du centre-ville, en direction de l'ouest, il faut devier un peu sur la droite et prendre la route qui remonte la colline. Le fort de São Filipe n'est pas trop loin !
Nous arrivons devant l'imposante structure defensive du  XVIe siècle, qui protégeait l'embouchure du fleuve Sado, et la ville de Setúbal.
Dans les alentours de Setúbal, phéniciens, cartaginois, romains, y avaient déjà installé leurs comptoirs commerciaux. C'est donc aussi par tradition défensive, que pendant la monarchie, plusieurs murailles y ont été installées pour garantir la protection des structures d'habitations et de commerce, ceci déjà au temps des attaques des corsaires et des pirates.
L'entrée se fait par une porte fortifiée et continue par des couloirs aux murs épais datant de plusieurs siècles.


De chaque côté de la porte voûtée, on voit les portraits des rois qui ont régné sur la péninsule ibérique pendant l'union  des deux couronnes du Portugal et de l'Espagne: Philippe II, Philippe III et Philippe IV. 
C'est pendant le règne de Philippe II, (denominé Filipe I du Portugal), qu'a été posée, au XVIe siècle, la première pierre de la forteresse moderne, sous les ordres de l'architecte italien Filippo Terzi. 
Par la suite des travaux d'agrandissement on été entrepris, car la forteresse de São Filipe a toujours été considérée un grand ouvrage  de défense du littoral portugais.
Par d'autres qui étudient l'histoire, il est considéré que le fort de São Filipe était aussi destiné à controler les possibles révoltes des populations de Setúbal et de Lisbonne, qui n'acceptaient pas facilement la souveraineté des rois espagnols.
Dans cette belle localisation de la rive droite de l'embouchure du Sado, l'espace de la forteresse a été en partie transformée en Pousada. Au Portugal, les pousadas sont des hotels  historiques.

Ici on voit les parasols de la terrasse du restaurant. C'est dans l'ancienne habitation du gouverneur, tournée vers l'océan, qu'ont été construites les chambres de la pousada.
On peut agréablement visiter les parties extérieures de la forteresse, qui surplombent la ville de Setúbal.


Et la jolie petite chapelle du fort, dont les azulejos, un art emblématique dans tout le Portugal, racontent le vie de Saint Philippe, qui aura été l'un des douze apôtres. Selon certains écrits, l'apôtre Philippe était originaire de Galilée, et il parit évangéliser des régions d'Asie Mineure. Il serait mort en martyre après avoir été lapidé et crucifié par les Romains, à Hiérapolis, en Phrygie.
Le superbe panorama s'étend à perte de vue, et on ne se lasse pas de le contempler !