Blog sur le Portugal

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samedi 26 juillet 2014

La magie de Sintra en francais

 
Une allée de statues (Quinta da Regaleira, Sintra)
Je pensais avoir terminé la traduction d’une chanson qui irait bien pour agrémenter un post, mais comme c’est pas fini, je passe á un autre sujet !Voici un peu de la magie de Sintra.
 

Par ces jours de forte chaleur, un regard sur cette montagne du Portugal ne peut que nous rafraîchir.

On aime se perdre le long d'allées qui nous conduisent de découverte en découverte.
  
La végétation est luxuriante tout au long de l’année. Des fleurs parsèment le paysage de touches rouges rose, rouges, jaunes ou blanches.

Au travers de mes photos, nous sommes au domaine Quinta da Regaleira. La nature et les artistes se sont mis d’accord pour nous faire plaisir. 

 
 Fontaine et chapelle du domaine
De quoi remplir les cartes des appareils photo car en regardant de droite ou de gauche, on se plait à garder en mémoire les détails de l’ornementation du domaine.
  

A l’extérieur la pierre se maitrise pour créer des passages et des balcons ouvragés ou des colonnes en torsades.


A l’intérieur les dessus de porte et les cheminées se trouvent embellies par des décors de pierre travaillée.

 
En cherchant des informations, j’ai trouvé une vidéo qui m’a rappelé avoir vu des images à l’intérieur du domaine de Regaleira. Mais impossible de trouver des photos de ces représentations colorées parmi mes photos.
 
 
En voici une photo des mosaïques copiée du site de la fondation :http://quintadaregaleira.pai.pt/ms/ms/fundacao-cultursintra-quinta-da-regaleira-servicos-2710-567-sintra/ms-90031293-p-6/
 
Ce qui m’a intrigué c’est de  voir la vidéo sur les mosaïques. A force de voir des azulejos partout, je pensais vraiment que c’étaient des azulejos que j'avais vu à l'intérieur du palais de Regaleira.
 

Sintra mosaïques de la Quinta da Regaleira 01.mpg
publié parPATRICKBOSCHET
 
Et puis la magie de Sintra, une autre belle vidéo sur le domaine:  L'Enfant Modèle - Vie de Palace (Quinta da Regaleira)
publié parBernahargue 

je copie ce qu'il y a de cité sous la vidéo.( Merci aux auteurs des vídeos pour le partage)
Vie de Palace
Ballade charmante, lascive et bondissante à propos du Quinta da Regaleira (Sintra, Portugal)
Mise en musique : l'Enfant Modèle
https://www.facebook.com/lenfantmodele
Paroles : Mathieu Lecocq
Une production : Les Films du Barbu
https://www.facebook.com/LesFilmsDuBarbu
http://lesfilmsdubarbu.canalblog.com/

dimanche 20 juillet 2014

Dans un Office du Tourisme de Lisbonne


Ma rencontre avec l’Office du Tourisme de Lisbonne de la place des "Restauradores » a été une pure coïncidence. Nous descendions à pied l’avenue de la Liberté (Avenida da Liberdade) qui se prolonge depuis la place du « Marquês de Pombal » jusqu’à la ville basse, histoire de boire un petit café dans une terrasse de cette artère commerçante, et de regarder les vitrines des magasins de grandes marques.
Façade  rose du palais Foz à gauche de la photo
Parmi l’amoncellement de mes photos, je découvre la façada rose qui s’était glissée dans le cadrage de mon appareil photo.

 
Ce jour-là les portes de l’ancien palais étaient grandes ouvertes, et nous voilà dans un grand hall où on pouvait se rendre compte que c’était un office du tourisme (Posto de Turismo) avec des balcons à renseignements et des brochures à la disposition des visiteurs.
C’est un de ces monuments comme il y en a beaucoup d’autres, qui  étaient autrefois bien « choyés » par leurs proprietaires.
Maintenant direction un site qui pourra me donner plus détails sur ce palais de Lisbonne ! Le site du monument où est décrite la chronologie de sa construction et tous les éléments associés à son histoire http://www.gmcs.pt/palaciofoz/pt/noticia-historica.   J'en retire quelques données historiques.
Palácio Foz publié parHistoriaPortugal
Le tremblement de terre de 1755 a grandement endommagé la construction initiale et le monument a du être reconstruit.
Le début du XIXe siècle a vu les travaux suspendus suite aux invasions françaises. Le projet a repris en 1846 et aboutit à son inauguration en 1858 et devint le lieu d’habitation de la famille Vasconcelos. 
 
En 1889 le palais a été vendu Sr. Tristão Guedes de Queiroz Correia Castelo Branco, « Marquês da Foz » (marquis de Foz) qui est à l’origine de son nom actuel. Collectionneur de son métier, il appela les meilleurs artistes  (peintres, sculpteurs, doreurs...) qui travaillèrent dans la décoration qui, selon les témoignages de l’époque, était somptueuse.
 
Des collections de mobilier et d'objet d'art sont venues enrichir le contenu du palais, aussi célèbres par leur préciosité et finesse.

Malheureusement, le 6 Mai 1901 a eu lieu une « monumentale » vente aux enchères qui conduit à l’éparpillement du précieux contenu avec ses tableaux, porcelaines, et des milliers de d'oeuvres d’art.
 

L’édifice dépouillé de sa grandeur d’autres temps a passé par différentes utilisations commerciales et hypothèques, jusqu’à devenir propriété de l’État en 1939.
Plusieurs services du gouvernement sont passés par là, et les activités culturelles se déroulent régulièrement suivant la programmation que l’on trouve dans le même site http://www.gmcs.pt/palaciofoz/pt/programacao-cultural
 
Je vous invite à regarder un spectacle de musique dans une des salles du Palais Foz par le site en cliquant sur le lien suivant:
par la chorale de l'Université Nova de Lisbonne
Concerto do Coro da Universidade Nova de Lisboa e da Orquestra Metropolitana de Lisboa.
Palácio Foz, Lisboa. 2 de Novembro de 2013
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mercredi 16 juillet 2014

Le Saint-Esprit a Ponta Delgada


 
Je regardais un article sur la procession du Saint-Esprit à Ponta Delgada, la dernière c'était le dimanche13 juillet. Une bonne raison pour un retour aux Açores à l’aide de quelques photos que mes amis m’ont offert, à la suite à leur voyage dans l’archipel, situé en plein milieu de l'Atlantique nord.

Ponta Delgada est la ville capitale de l’archipel des Açores. Elle est située dans l’île de São Miguel.
L’ensemble est composé de 9 îles d’origine volcanique, où les portugais ont commencé à s’installer à partir de 1431. Chaque île a ses particularités. São Miguel est la plus grande. C’est aussi « l’île verte « 
Construite au  milieu de cet écrin de verdure, Ponta Delgada possède un important patrimoine historique , de jolies églises, couvents, parcs, forteresse et plusieurs musées. Le tout emmêlé dans une architecture typique qui bénéficie du contraste entre le blanc des murs et les encadrements sombres du basalte.

On trouve également ces jeux de constrastes dans les décorations des trottoirs recouverts de la traditionnelle « calçada » portugaise.

Le basalte est utilisé dans les constructions du centre historique d’une partie des villes des Açores et témoigne de leur originalité dans ses formes et couleurs.

J’apprends dans quelques lectures que c’est une pierre «d’origine éruptive ou magmatique appelée roche volcanique, le basalte provient des carrières de volcans éteints depuis des millions d'année ». ...
« ..En effet le basalte est le plus souvent de couleur gris clair (généralement de « l’andésite », un proche voisin du basalte) à gris foncé, pouvant aller jusqu’au noir anthracite. C’est sa couleur naturelle, sans adjuvants aucuns !
Le basalte une pierre très dure, comparable aux granits quant à ses caractéristiques. Sa texture, au demeurant, diffère légèrement de celle du granit en cela qu’elle présente des aspérités plus ou moins prononcées et qui dépendent du type et de l’origine du basalte... »
 
Lors de la fête du Saint-Esprit, les rues et les églises de Ponta Delgada sont grandement fleuries et décorées. De nombreux émigrants reviennent en visite, en grand nombre des Etats Unis, se resourcer auprès des traditions et des couleurs de  leur île.
 
Bannières, couronnes et palombes sont d'importants symboles de l'Esprit Saint et sont abondamment reproduits dans les décorations.
Autel d'église des Açores
 Grandes Festas do Divino Espírito Santo
Publié par Município de Ponta Delgada


 
La fête religieuse est surtout lié aux messes et aux processions. Puis il y a le côté profane où les gens s’assemblent pour partager leur savoir-faire culturel: des danses des groupes folkloriques, des musiciens qui parcourent les rues, des défilés qui présentent les activités traditionnelles de la région.
Le partage est est bien établi dans la communauté: des milliers de personnes prennent part au « grand banquet » des soupes de l’Esprit Saint que des dizaines de bénévoles préparent pour l’occasion.

Je vous invite à une promenade dans la jolie ville de Ponta Delgada (île de São Miguel) 

Caminhada em Ponta Delgada (Ponta Delgada - Açores)

Je remercie les auteurs des vidéos pour leur partage. 

jeudi 10 juillet 2014

Mon pere et l’Angola


 
De ma petite enfance j’ai des souvenirs de mon père comme étant l’éternel absent. C’était un gars de la ville, et il ne s’habituait pas ni à la rotation des cultures ni à la sérènité de la vie de la campagne où vivait la famille de ma mère.
Photos de champagne et ville de l'Algarve
Alors le voilà presque toujours parti soit chez ses parents, soit en randonné avec ses nombreux cousins et copains. Ma mère faisait de la couture et chantait des fados toujours dans l’attente.
Sous prétexte que les salaires étaient trop bas (donc cela ne date pas d’aujourd’hui !), il s’est mis dans la tête, comme racontait ma mère, d’aller soit au Brésil ou soit au Vénézuela. Mais avec un groupe de copains de la ville, c’est un billet pour l’Angola qu’ils ont acheté.

une carte des voyages des anciens navigateurs
source photo :http://historiamaneco.blogspot.pt/2010/02/expansao-maritimo-comercial.html
Il faut dire que tous les portugais, depuis leur jeune âge, voient les cartes du monde avec les trajets de anciens navigateurs portugais, l’emplacement des colonies et les routes commerciales, donc tout le monde étudie ces sujets, s’oriente et possède une bonne géographie dans la tête.


Le navire portugais "Império"
En 1960 pour aller en Angola il fallait juste acheter un billet de bâteau, car il y avait le status de province d’outre-mer.

Le navire portugais "Uíge"
J’ai gardé dans ma boîte de souvenirs, les deux cartes postales que mon père m’a offert en revenant de son aventure d’outre-mer. Un des bâteaux était celui de l’aller, l’autre c’est celui qu’il avait pris pour revenir.

Fils de maçon, il avait appris le métier avec son père et c’est cela qu’il faisait en Angola. Il a travaillé dans la construction des immeubles et des villas pendant,  si j’ai bien compris, près de 2 ans. Un des souvenirs de ses conversations, faisait état d’un changement soudain dans l’économie locale: presque du jour au landemain, ils ont eu l’impression que l’argent avait disparu ; les travaux se sont arrêtés, et il a eu un mal fou à se faire payer le dernier salaire. C’est avec ce dernier salaire que mon père a pu acheter le billet de bâteau pour le retour  en métropole.

Mon père et ses copains n’avaient pas la moindre idée de ce qui allait se passer. Très peu de temps après, des groupes armés allaient ataquer les domaines agricoles vulnérables, car éloignés des grandes villes. C’était le début de la guerre coloniale qui a poussé le gouvernement portugais à envoyer des contingents de soldats.   
Quelques images de Luanda "portugaise"
Angola antes da Guerra (Parte 2) publié par angolaPT

L'Angola avant la guerre (images de Luanda la ville capitale)
Dans les mémoires de mon père, l’Angola était une vraie révélation  Il nous parlait des villes plus modernes que les villes du Portugal, aux grandes avenues ombragées, où vivait une population aux allures décontractées, habituée au confort et à l’aisance des grands espaces. Il a travaillé dans un grand nombre de villes. Luanda l'avait émerveillé!
Une autre ville dont me parlait mon père: Sá da Bandeira (devenue Lubango aprés l'indépendance de 1975)
Angola de outros tempos Sá da Bandeira
Publié par Ilidio G Ferrão
Angola de outros tempos Sá da Bandeira Lubango publie parIlidio G Ferrão

Merci aux auteurs des vidéos pour partager ces images d'une autre époque

Ce n’est que dernièrement que je me suis aperçue qu’il y a un grand nombre de personnes qui ont publié des vidéos sur youtube, qui montrent les villes de l’époque en Angola, telles que mon père me les a décrites. J’ai de la peine de ne pas lui avoir montré ces filmes avant qu’il ne nous quitte pour toujours, car il aurait certainement été très ému. Je sais que mon père avait du chagrin en sachant que l’Angola connaissait une situation de guerre alors qu’il était déjà de retour au Portugal.
  

source de la photo :http://www.phespirit.info/places/nations/angola.htm
 

lundi 7 juillet 2014

Lisbonne-Sintra par le train


 En passant devant cette façade  de style manuélin située dans le pourtour de la place du Rossio, au centre-ville de Lisbonne, certains diront “voilà encore une église”.
Mais cette fois il s’agit de l’entrée d’une gare-ferroviaire, plus précisément la gare du Rossio.
Photos de la façade de la gare du Rossio (Lisbonne)
C’est de cette gare que partent les trains en direction de Sintra.
 
Nous avons découvert cette imposante structure en arrivant par le haut. Avec ces histoires de collines qu’il faut grimper, on est soit en bas, soit au niveau au-dessus.
Ainsi, à mi-chemin entre le haut d'une colline et le niveau de la ville basse, sommes rentrés par des portes latérales qui laissaient passer un grand nombre de passants.  
 
Nous nous sommes trouvés presque “nez à nez” avec des trains, en plein coeur de Lisbonne, sous une vaste couverture métallique.
Je n’ai pas eu le temps de prendre en photo les panneaux d’azulejos qui, tels des médaillons pleins de symboles, decorent les murs de la gare.
 
Mais voici des examples que je me permets de copier du site:

 
Je recopie un petit texte du site CIDADANIA LX:
“Vale a pena visitar o interior da Estação ferroviária do Rossio para apreciar os azulejos do Mestre Lima de Freitas, datados de 1995-1996. Para além da simbologia, retratam uma parte da história de Portugal.” (les panneaux d'azulejos sont de Maitre Lima de Freitas et datent de 1995-1996)
 
Mes amis du groupe ont été très vite été intéressés par les escaliers roulants qui, en partant du niveau centrale de l’édifice, nous transportent rapidement vers la place du Rossio au centre-ville. Donc très peu de patience pour mes cadrages!
Deux arcs en forme de fer à cheval qui marquent l’entrée par où nous sommes ressortis, et la décoration élaborée de la façade, rendent la gare du Rossio originale et célèbre.
L’arrivé de l’avant-dernier train, Rossio
Chegada do penúltimo comboio, Rossio publié parbramblam


Pour ce qui est du trajet par le train entre Lisbonne et Sintra, il est écrit que que cela prendrait quelques 40 minutes.
 
Les trains doivent parcourir un tunnel de 2.600 metres de longueur encore à Lisbonne, avant de remonter à l’air libre, poour continuer le voyage vers la ville de Sintra.
Dans le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_du_Rossio on peut lire:
« Les trains y accèdent grâce à un tunnel long de 2 600 m de longueur, qui est considéré comme un des plus importants travaux d’ingénierie au Portugal au XIXe siècle »
 
Je n’ai pas fait ce parcours en train, car à chaque fois nous roulions en voiture et avons pris l’autoroute.  

mercredi 2 juillet 2014

Miguel Torga et Coa


 
Source photo:http://www.anossaescola.com/cr/webquest_id.asp?questID=1458 
C’est un poéme de Miguel Torga (1907-1995) avec ma traduction libre (non professionnelle)

Regresso / Retour
 
Regresso às fragas de onde me roubaram. Je reviens vers les falaises d’où on m’a dérobé.
Ah! minha serra, minha dura infância! Ah! Ma montagne, ma dure enfance!
Como os rijos carvalhos me acenaram, Comme les durs chênes m’ont salué,
Mal eu surgi, cansado, da distância! À peine ai-je surgi, épuisé, par la distance!
 
Cantava cada fonte à sua porta: Chaque fontaine chantait à sa porte:
O poeta voltou! Le poète est rentré!
Atrás ia ficando a terra morta Derrière s’étendait la terre morte
Dos versos que o desterro esfarelou. Des vers que l’exil avait émiettés.
 
Depois o céu abriu-se num sorriso, Puis le ciel dans un sourire s’ouvrit,
E eu deitei-me no colo dos penedos Et je me suis couché dans les bras des rochers
A contar aventuras e segredos Tout en contant des aventures et des secrets
Aos deuses do meu velho paraíso. Aux dieux de mon ancien paradis.
 
Source photohttp://drcn.do.sapo.pt/
MIGUEL TORGA (de son vrai nom Adolfo Correia da Rocha) est un poète portugais du XXe siècle, né en 1907, dans un village de la région de Trás-os-Montes, à l’extrême nord-est du Portugal.  
On peut suivre un peu sa vie, d’abord par ses études dans un séminaire de la ville de Lamego. En 1920, vers l’âge de 13 ans, son père l’envoie au Brésil où il devait travailler dans la ferme de son oncle. Cependant le jeune homme continue ses études. En 1925 il revient au Portugal pour entreprendre des études de médecine à Coimbra.
Tout en obtenant son diplôme de médecin, il est profondément attiré par l’écriture, et consacre une partie de son temps à la création d’une vaste oeuvre littéraire.
Médecin, romancier et poète, Miguel Torga voue une grande passion pour sa région natale.
On le dit humaniste, soucieux des valeurs humaines; il défia la dictature pendant de nombreuses années de sa vie.
Dans le Portugal profond de Trás-os-Montes, cette région rude aux accès autrefois difficiles, Miguel Torga se ressourçait auprès des arbres centenaires et dans une communion privilégiée avec les forces de la nature.
 
Dans la région de Trás os Montes, il y a une ville qui s’appelle Vila Nova de Foz Côa. Puis il y la riviére Côa qui est un affluent du fleuve Douro.

Et puis il y a la Vallée du Côa (Val do Côa), le domaine des gravures rupestres du paléolithique (environ 20.000 ans). Je vous invite à parcourir ce local sauvé des eaux par l'arrêt de la construction d'un barrage:

Uma Visita ao Parque Arqueológico do Vale do Côa / A Visit to the Côa Valley Archaeological Park Publie par MuseudoCoa 



Le parc archéologique de la Vallée du Côa s’étend de part et d’autre du lit de la rivière du même nom. Il a  été classé au le Patrimoine Mondial par l’Unesco em 1998.

Il est écrit que l’existence des gravures était déjá mentionné dans plusieurs écrits du siècle passé. Cependant ça sera entre 1992 et 1995 que les études des archéologues qui accompagnaient les travaux de construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière Côa, ont mis à jour l’importance des gravures, une longue galerie d'art rupestre à ciel ouvert.

La construction du barrage menaçait tout le site, car une fois fini, le lac de barrage irait innonder la vallée. Une mobilisation importante, sous le théme "les gravures ne savent pas nager” mena à la suspension des travaux du barrage. On trouve beaucoup de textes sur le net sur le sujet, je me permets de copier deux extraits:.

« ...le barrage en projet menace d’engloutir à jamais les magnifiques représentations d’animaux de l’époque glaciaire, les aurochs (ancêtres des taureaux actuels, pesant le double de poids), les chevaux, les chèvres, les chamois et bouquetins. Naît alors le mouvement anti-barrage, première grande mobilisation civique du Portugal. Des jeunes installent leurs tentes sur les pelouses du monastère des Jeronimos à Lisbonne en signe de protestation, les intellectuels se mobilisent et les politiques entrent en jeu. Le président de la République de l’époque, le charismatique Mario Soares, reprend à son compte le thème d’un rap célèbre et lance un : « Les gravures ne savent pas nager », qui met un terme au projet du barrage »

"...Le patrimoine mondial s'est enrichi en 1994 par la découverte du plus grand complexe d'art rupestre paléolithique en plein air, connu à ce jour.    
Il y a environ 20 000 ans que l´homme a gravé des milliers de figures représentant des chevaux et des bovidés sur les roches schisteuses de la vallée du Côa, affluent du fleuve Douro, dans le nord-est du Portugal. Le projet de construction d'un barrage dans la vallée, qui en a permis la découverte, a été abandonné à la fin de l'année 1995..."Source:http://www1.ci.uc.pt/fozcoa/fr.index.HTML