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Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, et la lusofonie, à decouvrir ou à redecouvrir.

(o tradutor à direita da página poderá contribuir para uma melhor compreensão dos textos; muito obrigada)

vendredi 25 mars 2011

Sagres du bout du monde


Sagres. Les romains l’appelaient « Sacrum promontorium » (promontoire sacré). Les anciens disaient que les dieux avaient choisi ces parages pour se réunir.
De ce fait on y aurait fait des cérémonies en leur honneur.


Il peut paraître un peu long de parcourir l’Algarve (province au sud du Portugal continental) pour arriver à Sagres, car l’autoroute s’arrête près le Lagos. Mais à partir de là on prend la nationale 125 et le bord de la route s’embellit de mimosas en fleur.
On traverse aussi les villages typiques de cette province la plus au sud.
  
La végétation devient de plus en plus rase à mesure que l’on s’approche de la pointe de l’extrême au sud-ouest  de l’Algarve, car c’est une région souvent battue par le vent.


Enfin, après avoir traversé le village de Sagres, on aperçoit sa forteresse qui forme une sorte de barrière entre le parking et la vue de l’océan qui se prolonge à infini.


Une fois à l’intérieur, on se trouve dans un des principaux sites historiques du Portugal.

C’est le lieu d’inspiration du prince Henri le Navigateur.

Au XVe siècle, il y aurait construit sa fameuse école de navigation, et se serait entouré des meilleurs marins et autres experts en construction navale, cartographie et astronomie.  

Sous son impulsion, Sagres est devenu le lieu de départ des caravelles en direction à la cote africaine, que l’on imagine quelque part au loin, après tout ce bleu sans fin.
  

L’énorme rose des vents, dont le diamètre ferait 43 m, souvenir du temps où les hommes faisaient appel aux astres pour guider leur destin, résiste aux intempéries et au passage des siècles, clouée au sol. 


Plus loin les vieux canons pointent  vers d'anciens ennemis.





Comme les cultures païennes qui auraient élu ce lieu pour leurs cérémonies, les chrétiens ont aussi senti l’appel du divin ici; ils y ont érigé les deux petits monuments religieux qui marquent présence sur l’immense esplanade.

Vers la droite on aperçoit les falaises abruptes d’autre promontoire qui tombent à pic dans l’océan; c’est le cap São Vicente avec son grand phare.
  
Il faut aussi admirer la végétation endémique, très diversifiée, avec des espèces rares qui bénéficient de protection.


C'est un étonnant tapis naturel encadré par des allées qui guident les visiteurs vers les bords escarpés de la forteresse de Sagres.


Vous pourrez voir mon autre message "Le port de Sagres"

dimanche 20 mars 2011

Les dentelles de Vila do Conde


Vila do Conde est une petite ville située en bord de mer, au nord de la ville de Porto, à l’embouchure du fleuve Ave.  

Celtes, Romains, Suèves, sont des peuples qui ont occupé Vila do Conde et qui y ont laissé des vestiges des diverses cultures que l’on peut encore visiter aujourd’hui, auxquels viennent s’ajouter d’importants édifices religieux, tels que églises et couvents, bâtis par les chrétiens.

C’était aussi un port de pêche renommé et un important chantier naval, où au long des siècles ont été construits beaucoup de navires utilisés par les navigateurs portugais. Accosté au quai, une réplique des navires des grandes découvertes rappelle l’époque de gloire du chantier naval de Vila do Conde.

Le centre  ville est orné de jolies maisons typiques. C’est un de ces manoirs du XVIIIe siècle qui abrite le Musée de la Dentelle aux Fuseaux de Vila do Conde (Museu das Rendas de Bilros).  Le musée a été crée pour préserver la tradition dentellière de la ville.
Liens du musée:
Les motifs sont d’un très grand raffinement. Le savoir faire n’est acquis que par un long  apprentissage pratique. Lors de la visite du musée, des dentellières expliquent aux visiteurs les étapes de réalisation de la dentelle. D’autres dentellières montrent aux visiteurs l’habilité de cet art qui règne à Vila do Conde depuis plusieurs siècles.

L’exposition permanente comprend les beaux napperons rangés dans des vitrines et autres créations telles les robes de mariée, que l’on peut admirer dans les diverses salles du musée.

Au premier étage, on visite l’école de dentelle où des petites filles s’y inscrivent très jeunes. Mais l’école est ouverte aux personnes de tous les âges.
Je vous invite à voir une intéressante vidéo de présentation du musée de la dentelle de Vila do Conde en cliquant sur le lien :

Bonne visite!

mercredi 16 mars 2011

Invasions barbares à Conimbriga




En voyageant dans la région centre du Portugal, il y a beaucoup de lieux d’intérêt à visiter.


Les ruines de Conimbriga sont situées à quelques 15 kms au sud de la ville de Coimbra. C’est le plus important site archéologique romain du Portugal. On date ces ruines du IIe siècle avant J.C.





On pense que le village primitif doit sa fondation aux Celtes, qui après avoir traversé les Pyrénées en 900 avant J.C., ont rejoint le centre du Portugal vers l’année 700 avant J.C.

Les romains ayant envahi la péninsule Ibérique autour de 300 avant J.C., c’est sous l’occupation romaine que les grandes constructions de Conimbriga ont vu le jour.


Conimbriga nous permet d'admirer ses beaux vestiges de plus de 2000 ans.
 En parcourant les voies de l'ancienne cité, on a une impression de proximité très forte avec le monde romain. Les rues sont pavées avec des mosaïques géométriques superbes, qui, toujours à leur emplacement d'origine, ont résisté à l'usure du temps et des conquêtes des hommes.  




Le site témoigne de la vie luxueuse des ses habitants, avec ses villas, ses thermes, ses temples et le forum. Un aqueduc de 3,5 km transportait l’eau qui alimentait Conimbriga.



Particulièrement bien conservées sont les motifs ornementaux des mosaïques qui couvrent le sol des villas comme celle de la maison des jets d’eau. Les couleurs et les formes sont d’une grande finesse. Motifs floraux et figures de divinités nous mettent  en scène un monde mythologique il y a longtemps disparu.
Durant près de six siècles, la ville a connu un grand essor. La grandeur des édifices témoignent de l’art de vivre à l’époque de l’Empire Romain. 


Vers 460 les invasions barbares ont lieu, et les Suèves occupent la cité en 468. Et peu à peu la ville décline car la population l’abandonne au profit des villes de Condeixa et surtout de Coimbra.
Ainsi Conimbriga a été en partie enfouie dans le sol et ses vestiges préservés jusqu’à nos jours. Les excavations commencèrent à la fin du siècle XIX, et se sont poursuivies pendant le XXe siècle. Une partie de Conimbriga reste encore à découvrir. 



La muraille qui longe une des avenues de Conimbra fait l’objet de plusieurs interprétations. En parcourant plusieurs sites du net, on peut conclure que l’explication la plus courante est que les habitants de la cité, effrayés par l’attaque imminente des barbares, ont démoli une grande partie des palais de Conimbriga.
Avec les pierres retirées de ces monuments, ils ont bâti cette muraille qui, à l'époque, entourait toute la ville.
Il faut aussi visiter le musée pour y découvrir d’autres mosaïques, des stèles, des sculptures et autres objets trouvés lors des travaux de s'excavations aux ruines de Conimbriga. 
voici un lien pour une visite sur Youtube (merci à l'auteur):
Reconstitution virtuelle de Conimbriga: