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Blog sur le Portugal

Voyages, actualites, histoire, culture, faits divers, images du Portugal, photos, regards sur le monde portugais, et la lusofonie, à decouvrir ou à redecouvrir.

(o tradutor à direita da página poderá contribuir para uma melhor compreensão dos textos; muito obrigada)

samedi 19 novembre 2011

Mini-croisiere d’octobre dans la Ria Formosa






La lagune de la Ria Formosa nous offre une grande variété de décors. Et c’est toujours un succès lorsque j’invite mes amis à faire une promenade au travers de ses nombreux canaux.
Ce jour-lá nous sommes allés à l’île de Tavira, constituée par un long cordon de sable qui s´étend en face de cette ville de l’Algarve.




A cet endroit le canal de la lagune se rétrécit, ce qui fait que le trajet en bateau ne dure qu’une dizaine de minutes.


Le bateau qui nous y emmène n’a pas à faire face ni à de grandes vagues, ni à de grandes tempêtes.
Voici notre bateau. Il aura l’air d'être toujours un peu retard ; pas étonnant car je l’ai vu qui attendait les passagers qui faisaient de grands signes encore à une longue distance de l’embarcadère !   

Notre bateau se présente comme une sorte de terrasse flottante, d’où on peut admirer le joli paysage aquatique et les rives toutes proches.




Après quelques minutes, nous voilà arrivés à l’île de Tavira, qui abrite un paysage d’arbustes, quelques maisons parmi la végétation,  un camping, et pas mal de bars et restaurants, donc ici aussi personne ne fera le régime.



Ces paysages sont encore mi-sauvages, et l’île de Tavira est peu fréquentée à cette époque de l’année.

La végétation devient plus rase à mesure que l’on s’approche des dunes côté océan. Les îles sont interdites aux voitures, alors le grand calme règne partout, sauf si les bars se mettent à disperser leur musique. 


Les grandes plages de sable blanc étaient rien que pour nous, ou presque !



L’autre bout de l’île sert d’embouchure au fleuve  Gilão qui traverse la ville de Tavira, voilà le petit phare rouge qui marque une des berges, et voilà le phare vert qui marque l’autre. 



Des bateaux de pêche  font la navette vers le port de la ville de Tavira, un peu plus en amont.
Après un bon moment de repos, les yeux pleins d’images océaniques,  nous retraversons l’île pour rentrer. On reprend patience sur le quai jusqu’à ce que notre « terrasse flottante » arrive à grande allure.



mercredi 9 novembre 2011

Saint Martin, chataignes, vin et chevaux


Le 11 novembre rime avec l’odeur des châtaignes grillées et le goût du vin nouveau. On fête aussi saint Martin, le 11 novembre. Il y a des foires dans plusieurs villes, du nord au sud du Portugal, les « feiras de São Martinho », qui peuvent durer une dizaine de jours. Il y a des fêtes de la châtaigne qu’on appelle des « magustos », avec de l’animation. On profite pour faire la promotion des produits du terroir.

Foire traditionnelle  d'automne
Saint Martin était un saint très généreux ; on son honneur plusieurs mairies entreprennent la distribution gratuite de châtaignes grillées à la population.


Des vendeurs de châtaignes, on peut les trouver partout, aussi bien dans les foires que près des plages, mais aussi en plein centre de Lisbonne !
Traditionnellement on entaille les châtaignes, un peu de gros sel, et on les fait griller dans des pots de terre cuite avec des trous au fond, qu’on pose sur un brasier de charbons, et qu’on secoue de temps en temps pour que les châtaignes soit à point. Çà sent très bon ; j’achète toujours un cornet avec une douzaine.
                                                                                           Vendeur de châtaignes grillées

Sur un autre plan, les châtaignes grillées accompagnent la dégustation du vin nouveau, avec plus d’importance dans les régions viticoles.  


Mais la Saint-Martin rime aussi avec l’été de « São Martinho », que dans d’autres pays on appelle été indien. Chacun sait que le temps s’adoucit en cette période de l’année, et que parfois, pendant le mois de Novembre, nous avons des températures estivales pendant plusieurs jours. Les dates ne sont pas précises, ce n’est pas garanti non plus !

Il y a un phénomène météorologique qui explique cette situation. Mais il est aussi bien agréable de croire à l’influence de saint Martin. Plus au moins tiré de l’histoire, on raconte ici (et bien sûr dans d’autres pays) que Martin (avant de devenir saint) était un soldat romain qui parcourait à cheval plusieurs régions de l’empire.
Un jour, lors d’un hiver particulièrement rigoureux, il se trouva en présence d’un mendiant à demi nu qui grelotait de froid. Martin n’hésita pas un instant, à l’aide de son épée, il coupa sa cape en deux et en donna la moitié au pauvre.
 Et un miracle a eu lieu. La pluie s’arrêta. Un soleil radieux chassa le froid glacial. Martin et le mendiant ont été réconfortés.  
Depuis il est dit, que pour rappeler le geste généreux de saint Martin, Dieu veut que tous les ans un soleil d’été en plein automne réchauffe le paysage et le cœur des hommes de bonne volonté. C’est l’été de la Saint-Martin.

Aussi en l’honneur de ce saint très populaire a lieu tous les ans, dans la ville de Golegã (se lit Golegant), située dans la province du Ribatejo (centre du Portugal) la Fête Nationale du Cheval, qui depuis le XVIe siècle jusqu’au milieu du siècle dernier se nommait la foire de saint Martin.  

Golegã est une ville très paisible de l’intérieur du Portugal. Pendant la fête, cette année au 4 au 13 Novembre, la ville s’anime, le programme est diversifié, on estime à 2000 le nombre de chevaux participants.  


Le centre ville est lui-même une énorme cour en terre battue, où pendant les jours (et nuits), les visiteurs peuvent assister aux défilés des plus beaux animaux des éleveurs portugais. Des spectacles improvisés peuvent avoir lieu à tout moment, cavaliers et cavalières envahissent toutes les rues et se promènent au milieu de la foule ; riches, moins riches, tous se côtoient sans distinction. Il y a des concours d’élevage, des championnats de dressage, concours de sauts, expositions, et on peut assister à des exercices de l’Ecole Portugaise d’Art Equestre qui envoie une représentation.

En ville il y a toutes sortes de boutiques qui vendent toutes sortes d’objets et équipements pour chevaux. On se sert dans les bars sans avoir besoin de descendre de son cheval. Des connaisseurs viennent de pays lointains pour apprécier les beaux spécimens, en particulier des chevaux lusitaniens. Car c’est aussi et surtout la fête du cheval lusitanien.

Lorsque j’ai visité cette fête du cheval, je n’avais pas d’appareil numérique, alors j’ai choisi ces vidéos sur le net qui montrent l’ambiance de ce que j’ai vu (merci aux auteurs des vidéos de permettre le partage).


vendredi 4 novembre 2011

Le Buddha Eden ou le Jardin de la Paix


A plusieurs reprises nous avions entendu parler du jardin des bouddhas du Portugal et puis un jour, avec un groupe d’amis, nous avons décidé de mettre le cap sur la ville de Bombarral.   


En partant de Lisbonne il faut prendre la direction nord, l’autoroute de l’ouest A8, comme si on allait visiter les villes d’Obidos e Caldas da Rainha (centre/ouest du pays). 


A quelques kms au sud d’ Óbidos, il faut sortir à droite et continuer sur Bombarral et Sobral.  Il arrive souvent au Portugal qu’on soit ainsi au milieu de nulle part. 

C’est ce qui nous est arrivé à ce croisement, où les panneaux avaient disparu.





Pas de panique, une pause café dans le bar du coin, et nous avons rapidement eu l’information nécessaire.  Il fallait aller au-devant, et passer je ne sais plus combien croisements pour voir enfin le panneau qui indique « Quinta do Loridos ».

Après avoir roulé quelques kms sur une petite route de campagne, vous voilà arrivés exactement devant l’entrée du jardin.
L’entrée est gratuite. On paie juste le petit train pour la promenade, ce que nous avons fait.


Nous trouvions aussi qu’il était bien agréable de parcourir le grand jardin à pied afin d’admirer les centaines de statues, les pagodes, les dragons, la végétation, et le joli lac.    

La « Quinta dos Loridos » est un domaine viticole d’une centaine d’hectares et le Buddha Eden Garden y occupe un espace de près de 35 hectares.
 
C’est après avoir vu la destruction des Bouddhas géants d’Afghanistan, que Mr. José (Joe)Berardo, un homme d’affaires portugais, a décidé de rendre hommage aux Bouddhas qui avaient été sculptés dans la roche et qui avaient détruits.
 











Il a ainsi initié la construction d’un jardin oriental au Portugal, où des statues de Bouddhas géants occupent une place d’honneur, une manière de protester contre la barbarie qui détruit des valeurs culturelles de la civilisation. 




Toutes les personnes sont invitées à venir trouver un peu de sérénité et à méditer dans cet espace qui est aussi appelé Le Jardin de la Paix.






C’est vrai que ces statues de déesses qui nous saluent au passage, les symboles  spirituels et la beauté des éléments eau, flore et faune,  sont destinés à nous faire sentir les valeurs de la réconciliation avec de lointaines cultures, mais aussi avec l’environnement qui nous est proche.




Il y a un restaurant dans le manoir reconstruit au XVIIIe siècle, et dans la boutique du domaine, on peut acheter des vins de qualité.  Quelques informations sont copiées du site officiel: www.buddhaeden.com/    Bonne visite!