Coimbra est une ville située au centre du Portugal, a quelques 200km au nord de Lisbonne.
Ruines de Conimbriga
Le nom de la cité romaine abandonnée de Conimbriga, aurait été transmis avec le déplacement des habitants vers la nouvelle ville pas très éloignée, Coimbra.
Le passé de Coimbra est connu aussi pour avoir été la capitale du Portugal dès 1129 remplaçant la ville de Guimaraes, car la capitale se déplaçait à mesure que les limites du territoire portugais descendaient vers le sud. Cela dura jusqu’à 1255 lorsque la capitale choisie fut Lisbonne.
Le côté romantique de la ville a sa principale origine dans l’histoire tragique des amours de Pedro 1er et de Ines de Castro. C’est dans un monastère de Coimbra qu’Inês s’est refugiée et elle aurait vécu avec son amant puis mari dans la « Quinta das Lágrimas » (domaine des larmes) où elle a été assassinée (la Reine Morte de Montherlant).
Photo de la vieille université
Connue aussi comme la ville du savoir et la ville des étudiants, Coimbra a une des plus anciennes universités d’Europe, crée en 1290 par le roi D. Dinis 1er. C’est une institution de grande notoriété avec plus de sept siècles d’existence, 8 facultés, instituts et autres centres d’enseignement et de recherche, fréquentée annuellement par plus de 20.000 étudiants portugais et étrangers.
La ville semble un peu endormie pendant les vacances d'été, e se languir le long du fleuve Mondego. Le reste de l'année elle s'anime avec le va-et-vient des étudiants originaires de toutes les régions du pays. Et le coeur de Coimbra bat au rythme des coutumes universitaires.
Les jeunes vivent en associations d’étudiants, les « repúblicas ». Beaucoup d’anciennes habitations de la ville ont été transformées en logements qu’ils occupent à plusieurs, et gèrent selon la disponibilité de leurs moyens et adaptés au rythme de leurs études.
photo du quartier des bâtiments
universitaires de Coimbra du site A
Terceira Dimensão – Fotografia Aérea
Des bâtiments nouveaux, juxtaposés aux édifices d’un long passé historique, encerclant places, statues et églises anciennes, ont été construits au fur et à mesure que l’université s'agrandit.
Ce sont les étudiants qui « gouvernent » Coimbra et qui protègent les traditions. Comme signes extérieurs, ils portent les capes noires des temps anciens où il s’avérait pratique de s’envelopper pour cacher son identité et échapper aux poursuites (peut-être de l’inquisition et plus tard de la police politique).
De nos jours ces costumes noirs sont devenus le symbole romantique de l’amour que les étudiants portent à leur université.
Les groupes de musiciens et chanteurs formés par les étudiants interprètent le fado traditionnel de Coimbra, dont les thèmes évoquent leurs amours et la tristesse du départ lorsqu’ils doivent partir et laisser leurs ami(e)s.
Vêtus de l’habit académique, on les retrouve tous les ans pour la « Serenata monumental » aux pieds de la vieille cathédrale de Coimbra.
Ce sont des moments émouvants au cours desquels les étudiants expriment leur « saudade », la nostalgie de laisser la douceur de la vie universitaire qu’ils partageaient avec leurs collègues et leurs professeurs. Cette cérémonie, aux sons mélancoliques, constitue le départ de la plus grande fête des étudiants, la semaine académique (semana académica) qui a lieu dans les villes universitaires du Portugal.
Après la nuit de la grande serenata, les étudiants de Coimbra et d’autres villes du pays, se dédient aux rituels de cette semaine de festivités qui vient juste de terminer en ce mois de mai, avant le début des examens de fin de cours qui les projettent vers le monde de l’activité professionnelle.





